SCÈNE vn
MARTEL, PLUCHAM).
PLUCHARD.
II foulque je lui parle ! Allons, c'est moi, Piuchard.
MARTEL, impatienté.
A l'autre! maintenant.
PLUCHABD, mMc effroi.
Martel, as-tu des armes?
MARTEL
Qu'est-il donc arrivé ?
Il quitte son bureau.
PLLXHARD.
Ma femme est toute en Jarmes.
MARTEL
On veut l'assassiner I D'où te vient cet émoi ? Parle.
PLUCHARD,
Un homme est venu pour se battre avec moi. Ah! jamais je n'ai vu de pareille colère. il criait, il jurait comme un héros d'Homère. Ah ! quel homme !
Son nom ?
PLUCHARD.
Morin.
MORTEL
Quoi ! ce vieillard?...
PLUCHARD-
Un vieillard, lui!^..Tudieu, c'est un fameux gail-
[lard.
Qui devient diablement jeune quand il se fâche. Il vous traite de fou, d'ignorant et de lâche. Et de mille autres noms à peu près de ce goût. Mais le plus effrayant, c'est qu'il me suit partout. Oui... je viens de le voir en entrantîtout-à-I'heure.
MARTEL
Rien de plus naturel, c'est ici qu'il demeure.
PLUCHARD.
Je respire.
On entend tomber des tables, des chaises.
MARTEL
Entends-tu ce bruit ?
PLUCHARD.
Quel bacchanal !
Qu'est-ce que ce tapage?
MARTEL
Un effet de journal.
PLUCHARD.
J'entends marcher là-haut.
MARTEL
C'est ton homme qui rentre...
'C'est le lion blessé qui rugit dans son antre, Exhalant contre nous sa haine et sa fareur.
PICCHARD.
Dis-moi, n'étaiMI pas peintre de l'empereur ?
MARTEL
Oui.
PLUCHARD, reculant épouvanté.
Mais qui vient donc là... dans ce corridor MARTEL. [sombre?
Tout l'effraye aujourd'hui.
PLUCHARD.
Mon ami, c'est une ombre, Un fantôme boiteux; ce n'est point un mortel. Quels cheveux! quelle barbe !... il vient!
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