‹ L'école des marisChapitre 10 sur 60 · ACTE II, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE V

Elle m'a toujours vu comme une ombre après elle ;

Et mes regards aux siens ont tâché chaque jour

De pouvoir expliquer l'excès de mon amour.

Mes yeux ont fort parlé : mais qui me peut apprendre

Si leur langage enfin a pu se faire entendre ? ERGASTE. Ce langage, il est vrai, peut être obscur parfois,

S'il n'a pour truchement l'écriture ou la voix. VALÈRE. Que faire pour sortir de cette peine extrême,

Et savoir si la belle a connu que je l'aime ?

Dis-m'en quelque moyen.

ERGASTE. C'est ce qu'il faut trouver.

Entrons un peu chez vous afin d'y mieux rêver.

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