‹ L'école des marisChapitre 34 sur 60 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

lt SGANARELLE. EncOT?

Vous tairez-vous? vous dis-je.

VALÈRE. Enfin, quoi qu'il avienne,

Isabelle a ma foi ; j'ai de même la sienne,

Et ne suis point un choix, à tout examiner,

Que vous soyez reçus à faire condamner.

ARISTE à Sganarelle. Ce qu'il dit là n'est pas... SGANARELLE. Taisez-vous, et pour cause;

(A Valère.)

Vous saurez le secret. Oui, sans dire autre chose,

Nous consentons tous deux que vous soyez l'époux

De celle qu'à présent on trouvera chez vous.

LE COMMISSAIRE. C'est dans ces termes-là que la chose est conçue ,

Et le nom est en blanc pour ne l'avoir point vue.

Signez. La fille après vous mettra tous d'accord. VALÈRE. J'y consens de la sorte.

SGANARELLE. Et moi, je le veux fort.

(A part.) (Haut.)

Nous rirons bien tantôt. La, signez donc, mon frère,

L'honneur vous appartient.

ARISTE. Biais quoi! tout ce mystère...

SGANARELLE. Diantre ! que de façons ! Signez, pauvre butor. ARISTE. Il parle d'Isabelle, et vous de Léonor. SGANARELLE. N'êtes-vous pas d'accord, mon frère, si c'est elle,

De les laisser tous deux à leur foi mutuelle? ARISTE. Sans doute.

SGANARELLE. Signez donc; j'en fais de même aussi. ARISTE. Soit. Je n'y comprends rien.

SGANARELLE. Vous serez éclairci.

LE COMMISSAIRE. NOUS allons revenir.

SGANARELLE à Ariste. Or çà, je vais vous dire

La fin de cette intrigue.

(Ils se retirent dans le fond du théâtre.)

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