‹ L'école des ménages comédie en cinq actes, en versChapitre 3 sur 52 · SCÈNE PREMIÈRE r»U BUISSON, ADRIEN · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE r»U BUISSON, ADRIEN

ADRIEN. '«Irral prr ta «nen le prrte, t tmle; il a »a ji.ina! \ ta

■ait.

Laissez-moi 1 *

DUBUISSON, «ntraat Alr^n; Il tirai m* tira» * café.

Non, mon cher, je ne nous quille pas,

Et, ma lasse à l;t main, je vous suis pas à pas.

» nu ir>.

Mais à quoi Imn?

•*' DLBUISSOa.

J’cnletwU que île voire querelle Voua me contiez, à moi, la cause telle quelle.

ADRIEN, a p*r«.

C'esl trop fort!

DL'BLIgSON.

Compren«l-on ? .. Je vous laisso lotis deux.

Ma femme cl «ou*, (levant une douzaine d’œufs.

Arec llié, beurre frais, mouilleltes, doux colloque,

Bref, lout ce qui s’allie à «les œufs à la coqne;

Je vais dire deux mois au jardinier, «T quand Je reviens, le langace est aigre, provoquant?

Je veux prendre la chose au comique. . on. «•claie!

Vous [û lissez; ma femme est soudain »•* arlale,

On me hisse tout seul . or, je veux, ce t mon droit, Savoir pourquoi je prends, i, i, mon café froid.

tli bien?...

L'ECOLE 1»KS MENAGES.

Il prrul v»n c»W.

ADRIEN, liAliant.

C'ait... ce journal...

Il «a HMrttr * |i«k« d« U Ijll».

DSIUHtOR,

Encore? c’est unique!

Vous ne pouvez donc pas vous lairo eu politique?

Il à dnv.M i II* U ni.*.

Mais cela n’est pas seul ru qui vol» désunit,

Car vous disputeriez pour un point sur un i.

Et pin tant, pris à pari, l'un et l'autre vous êtes,

— Soit dit sons vous flatter , — de* natures parfait!». Entre nous, Mêlante a lu rouir jiute et bon :

Vive, mais «ans rancune, et très-prompte au pardon; Mèn excellente, elle oet épousa dévouai*;

Ferme dans le |sérïl, dan» le calma, enjouée...

Si bien que. pur placer Unit mon latin ici.

Je pourrai* ( appeler mon ufi/e dulei,

A DR IBM, UH «•inllM.

C'est vrai!

DUBUISSON, loi icrr.nl U Mita.

Vous, mon ami, pur amis nous le sommes.

Vous êtes la meilleur, le modèle îles bornines :

Aux solides vertus d'un «rend industriel.

Au savoir, qui vous rend, chez lions, essentiel,

Vous joignez, — croyez-m'en puisqu'il je vous gronde,— Ce cbarnie naturel qu’ont «suis les gens du monde : Bienveillance, bon ton, enfin tout ce qui fait Notre aiudié si douce ot mon bonheur parfait.

Or, malgré tout cela, — voyez votre folia! —

Malgré f intimité de dix an# qui noua lie,

Malgré nos intérêts de manufacturier»

Joints comme nos labeurs et comme nos lauriers.

Vous ne pouvez, un jour, vivre auprès .le ma ferama Sans que je voie éclore au moins un petit drame!

ADRIEN, te let.ni.

A l’avenir...

DUBUISSON

Je sais que tout h son revers,

Et que ma Mélanie a parfois ses travers;

Imitez-moi, glissez... je lâche un pu la bride.

Et, vivant sans tracas, mon front i ieillit sens ride.

Je crois qu'il vaudrait mieux...

DUBUISSON

Autrefois vous étiez Plus facile avec elle... Ensemble, vous chantiez;

Vous lui faisiez des vers, et, dans les soirs d’automne, êtes lectures sans fin, dont le bruit monotone Mc berçait doucement les pieds sur les chenets;

Ce n’est plus edi.

ADRIEN

Mais...

DU BUISSON , »• Imal.

Non, je le reconnais.

Vous êtes très-change pur elle. — Elle, au contraire, Vous aime, cependant, comme l’on aime un frère.

ADRIEN

Ali! vous croyez!...

DUBUISSON, » coalH**<«.

Aussi, comme je lui dis tout.

Ce matin nous parlions de vous, de votre goût Pour la vin intérieure, et, venant à votre âge,

J'avouai vos projets nouveaux de mariage.

ADRIEN , Bh-w w l.

Comment!... je vous avais demandé le secret!

Ne vous fâchez donc psi... c’est dans votre intérêt.

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