DO BOISSON
Sans doute,
Oui, je vous demandais...
ADRIEN , I prl. *
Comme il est pâle.
DU BUISSON , allant à U porte du laucl*.
Ecoute,
Melanie !
MÊLA MR, Truttl du jafdin.
On m’appelle?
DUBUISSON
Oui..;
MELANIE.
Me voilà!... j étais
Dans le jardin, voyez.
{fde ai< otre de* Bran qu'elle porte.)
. DUBUISSON, à part.
Oh! si je m’écoutais!...
— Du calme!...
M» LAME, Inquiéta.
Qu'a-t-il donc?...
(A In.lmi.w a qui f. ruMi 1* f.orl* du fond.)
Vous fermez cette porte?..,
Pourquoi?
DUBUISSON
Pour n’être pas dérangés.
SI CLAME, *'elIufCa*l .1* ««rire.
Mais qu'importe?
C’est donc grave?
DUBUISSON, Kiitanl beaaronÿ.
Très-grave... et surtout d'un accès Plus... difticile «.ntor q«e je ne le peinais.
ADRIEN
Difficile?
DUBUISSON
Oui... pour moi... nature terre & terre A laquelle sied mal a Ho tenue austère;
Moi, qu’un grand rôle écrase et qui veux vainement Me mettre à la hauteur d’un grand événement;
Je suis sur mon terrain, quand le ciel me convie,
Aux situations banales de la vie,
Je sais rire un époux loyal, un commerçant Toujours prêt à donner son travail et son sang,
Par instinct... sans effort.... comme l’arbre qui donne Ses fruits et son ombrage à ce qui l'environne;
Et je peux fièrement lever mon front vieilli ,
A mes obscurs devoirs n'ayant jamais failli;
Mais... — Je voudrais parler un langage haut et ferme Qui traduisît un peu eo que mon cœur renferme ;
Je voudrais d’autres mots que ceux des jours heureux.... El... je ne peux pas... Non!... C'est un étal lié vieux ^ui me tue... et je n’ai que des phrases glacées Pour relié tel les feux ardents de mes pensées!
ADRIEN
Expliquez-vous!...
DU BUISSON
C'est ju le... Eli bien! voyons, que «il Kaire un époux qui sait qu’on se le montre au doigt?.,. Dites que doit-il faire? Epier, guetter, être L'espion du foyer dont il était le maitie?
Grimacer un sourire et presser une main Que peut-être il devra broyer le lendemain!
JlÉLAXIE.
Mais....
Mélauie, UfltMe pu le reparJ J« oMn,*on*l* auto f-fèi de U liUi t nu H Ici yeux con»la«nv«l aitacla» wr lui.
DUBUISSON
Non ! non! Savez-vous ce que je veux qu’il fasse, Moi?... C'est de regarder ceux dont il doute en lace,
|/*s yeux fixés ainsi sur leurs yeux.... de façon A comprendre une larme, uu regard, un frisson ;
C’est de leur dire enfin : «• Vous êtes deux parjures I i> Qui m’avez fait .souffrir la pire des injures,
» Ou vous êtes ïleu\ tonus purs et calomnies,
» Aocu-és d'un forfait hideux que vous niez!... » Répondes! tai il fout, qu'entre nous. Dieu statue:
Il faut que je m'incline ou bien que je vous tue!
A|>ic»ua r" : m»*l «l’iicsiUiioa at de nieace. MELANIE, M Mut.
Grâce!
DUBUISSON
Ainsi?
MÊf.ANIE, l'iiUrhaoi à Dubaifioa.
Grâce !
DUBUISSON, I» WfeerfaM.
Allons! à genoux! à genoux!
Ella Tieol lomVar d.iaei U utile.
ADRIEN
| Monsieur!...
DU BOISSON
C’est une affaire à régler entre nous.
Venez !
Il l’aat ra'iie )n*pi’» la perte lia fond.
An «ions, ni CB il* vm *ortir, Emu»» frappe au dtlioti. EUM A , en dnbvn.
Père!... maman!
MÊLA NIE. * nl«-m4m.
Emma!
K MUA, .n <Ube»<.
C’est moi !
DUBUISSON, i
Ma fille!
EMMA
Répnndez-moi !
DUBUISSON, 4 Milia*.
Silence!
A lei-mdit.”, lire de*
Oh! père de («mille!
EM1IA, ru dckm.
Vous n'ètes donc pas là?
L* *"•* •'dlomo*nl.
Père!... Adrien!... maman!...
DUBUISSON. i|»n n» *.>uce.
Dieu! je laisse, en vos mains, le soin du châtiment!
Comment?...
A mon enfant, j’iuuuolo ma colère;
Je no veux pas quelle ait k rougir de sa mère ;
Je ne me battrai pas.
A A-lriee.
Pas un mol offensant!
A tant de pleurs, monsieur, ne mêlons pus de sang.
ADRIEN
■Te para.
DUBUISSON
Restez!... Et vous, madame, pas de larmes.
Vous avez bien souri le cœur rempli trahirmes.
Vous avez bien su feindre et mentir... acceptez I j> même rôle encor... souriez et mentez,
Devant ma fille!
Aliiol *« fond, il oam «1 appelle <
Emma !