‹ L'école des ménages comédie en cinq actes, en versChapitre 51 sur 52 · DO BOISSON · texte numérisé non relu

DO BOISSON

Sans doute,

Oui, je vous demandais...

ADRIEN , I prl. *

Comme il est pâle.

DU BUISSON , allant à U porte du laucl*.

Ecoute,

Melanie !

MÊLA MR, Truttl du jafdin.

On m’appelle?

DUBUISSON

Oui..;

MELANIE.

Me voilà!... j étais

Dans le jardin, voyez.

{fde ai< otre de* Bran qu'elle porte.)

. DUBUISSON, à part.

Oh! si je m’écoutais!...

— Du calme!...

M» LAME, Inquiéta.

Qu'a-t-il donc?...

(A In.lmi.w a qui f. ruMi 1* f.orl* du fond.)

Vous fermez cette porte?..,

Pourquoi?

DUBUISSON

Pour n’être pas dérangés.

SI CLAME, *'elIufCa*l .1* ««rire.

Mais qu'importe?

C’est donc grave?

DUBUISSON, Kiitanl beaaronÿ.

Très-grave... et surtout d'un accès Plus... difticile «.ntor q«e je ne le peinais.

ADRIEN

Difficile?

DUBUISSON

Oui... pour moi... nature terre & terre A laquelle sied mal a Ho tenue austère;

Moi, qu’un grand rôle écrase et qui veux vainement Me mettre à la hauteur d’un grand événement;

Je suis sur mon terrain, quand le ciel me convie,

Aux situations banales de la vie,

Je sais rire un époux loyal, un commerçant Toujours prêt à donner son travail et son sang,

Par instinct... sans effort.... comme l’arbre qui donne Ses fruits et son ombrage à ce qui l'environne;

Et je peux fièrement lever mon front vieilli ,

A mes obscurs devoirs n'ayant jamais failli;

Mais... — Je voudrais parler un langage haut et ferme Qui traduisît un peu eo que mon cœur renferme ;

Je voudrais d’autres mots que ceux des jours heureux.... El... je ne peux pas... Non!... C'est un étal lié vieux ^ui me tue... et je n’ai que des phrases glacées Pour relié tel les feux ardents de mes pensées!

ADRIEN

Expliquez-vous!...

DU BUISSON

C'est ju le... Eli bien! voyons, que «il Kaire un époux qui sait qu’on se le montre au doigt?.,. Dites que doit-il faire? Epier, guetter, être L'espion du foyer dont il était le maitie?

Grimacer un sourire et presser une main Que peut-être il devra broyer le lendemain!

JlÉLAXIE.

Mais....

Mélauie, UfltMe pu le reparJ J« oMn,*on*l* auto f-fèi de U liUi t nu H Ici yeux con»la«nv«l aitacla» wr lui.

DUBUISSON

Non ! non! Savez-vous ce que je veux qu’il fasse, Moi?... C'est de regarder ceux dont il doute en lace,

|/*s yeux fixés ainsi sur leurs yeux.... de façon A comprendre une larme, uu regard, un frisson ;

C’est de leur dire enfin : «• Vous êtes deux parjures I i> Qui m’avez fait .souffrir la pire des injures,

» Ou vous êtes ïleu\ tonus purs et calomnies,

» Aocu-és d'un forfait hideux que vous niez!... » Répondes! tai il fout, qu'entre nous. Dieu statue:

Il faut que je m'incline ou bien que je vous tue!

A|>ic»ua r" : m»*l «l’iicsiUiioa at de nieace. MELANIE, M Mut.

Grâce!

DUBUISSON

Ainsi?

MÊf.ANIE, l'iiUrhaoi à Dubaifioa.

Grâce !

DUBUISSON, I» WfeerfaM.

Allons! à genoux! à genoux!

Ella Tieol lomVar d.iaei U utile.

ADRIEN

| Monsieur!...

DU BOISSON

C’est une affaire à régler entre nous.

Venez !

Il l’aat ra'iie )n*pi’» la perte lia fond.

An «ions, ni CB il* vm *ortir, Emu»» frappe au dtlioti. EUM A , en dnbvn.

Père!... maman!

MÊLA NIE. * nl«-m4m.

Emma!

K MUA, .n <Ube»<.

C’est moi !

DUBUISSON, i

Ma fille!

EMMA

Répnndez-moi !

DUBUISSON, 4 Milia*.

Silence!

A lei-mdit.”, lire de*

Oh! père de («mille!

EM1IA, ru dckm.

Vous n'ètes donc pas là?

L* *"•* •'dlomo*nl.

Père!... Adrien!... maman!...

DUBUISSON. i|»n n» *.>uce.

Dieu! je laisse, en vos mains, le soin du châtiment!

Comment?...

A mon enfant, j’iuuuolo ma colère;

Je no veux pas quelle ait k rougir de sa mère ;

Je ne me battrai pas.

A A-lriee.

Pas un mol offensant!

A tant de pleurs, monsieur, ne mêlons pus de sang.

ADRIEN

■Te para.

DUBUISSON

Restez!... Et vous, madame, pas de larmes.

Vous avez bien souri le cœur rempli trahirmes.

Vous avez bien su feindre et mentir... acceptez I j> même rôle encor... souriez et mentez,

Devant ma fille!

Aliiol *« fond, il oam «1 appelle <

Emma !

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