ACTE I, SCENE IV
BONNARD
Madame !
HORTENSE
Qui vous fit un honneur!
D’une thèse ,
BONNARD
C’est en soixante-treize;
Oui vraiment : quoi ! madame, on vous en u parlé; , Quel charmant souvenir vous m’avez rappelé !
(A Danville.)
Elle a beaucoup d’esprit.
DANVILLE
N’est-ce pas ?
HORTENSE
. Je m’arrête;
Vos triomphes passés vous tourneraient la tête.
Mais voyez-nous souvent : en causant tous les trois , Nous ferons reverdir vos lauriers d'autrefois.
Pour madame Bonnard, je veux aller moi-même...
Je suis...
BONNARD, embarrasse.
DANVILLE
Il est garçon , et garçon par système.
BONNARD
Me voilà converti.
HORTENSE
Monsieur, prouvez-le donc ,
Un garçon a parfois des momens d’abandon ,
D’ennui ; venez nous voir , et que notre ménage Vous raccommode un jour avec le mariage.
BONNARD
Je ferai d’un tel soin mon plus doux passe-tems ,
Et voudrais près de vous prolonger ces instans ;
Mais un mot très-pressé que je ne puis remettre —
(Bas à Danville.)
Il faudra que la somme arrive avec la lettre.
DANVILLE
Sois tranquille. Et parbleu ! pour écrire un billet Tu n’es pas mieux chez toi que dans mon cabinet. Regarde: ... un bureau neuf, loin du bruit des voitures, Et ton cher Moniteur ouvert sur des brochures....
Dans peu je te rejoins.
BONNARD
A ton aise , mon cher ;
Un caissier le dimanche est libre comme l’air ;