‹ L' école des vieillardsChapitre 17 sur 96 · DANVILLE, HORTENSE · texte numérisé non relu

DANVILLE, HORTENSE

HORTENSE, riant aux éclats.

Dieu ! qu’il est amusant ! Mais c’est un vrai trésor.

Il a ressuscité les mœurs du siècle d’or;

Il dîne le matin , à l’antique il s’habille ,

Et j’ai cru voir marcher un portrait de famille. DANVILLE.

Oh ! n’en ris pas : je l’aime.

HORTENSE, riant toujours.

Et quel regard vainqueur

Quand j’exaltais sa gloire!

Oui , mais il a bon cœur ; C’est un homme excellent, rangé, sûr en affaire,

Et tu peux l’obliger.

HORTENSE, sérieusement.

Voyons : je veux le faire.

DANVILLE

Le jour de ton départ je t’avais confié Cinquante mille francs ; donne-m’en la moitié :

Il a besoin d’argent.

HORTENSE

Courez donc à la banque :

Je n’en saurais prêter, quand moi-même j’en manque. DANVILLE.

Que me dites-vous là ?

HORTENSE

C’en est fait !

Ma bourse est aux abuis ;

En deux mois ?

HORTENSE

Mais c’est bien long deux mois.

DANVILLE

Cinquante mille francs !... Comment , ma bonne amie... HORTENSE.

Vous ne me louez pas sur mon économie ?

DANVILLE

Ah ! parbleu ! c’est trop fort.

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