‹ L' école des vieillardsChapitre 2 sur 96 · SCÈNE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIERE

DANV1LLE , BONNARD.

BONNARD

Que j’éprouve de joie , et que cette embrassade A réchauffé le cœur de ton vieux camarade !

DANVILLE

Débarqué d’hier soir, j’arrive et je t’écris.

Cher Danville !

DANVILLE

Je viens me fixer à Paris.

L’École des Vieillards, a*, édit. 2

BONNARD

Je ne puis concevoir de raisons assez bonnes....

Jiah! tu veux plaisanter?

DANVILLE

Non, Bonnard.

BONNARD

• Tu m’étonnes.

Toi, grand propriétaire, autrefois armateur,

Du Havre, où tu naquis, constant adorateur,

Tu cesses de l’aimer?...

DANVILLE

Qui, moi? charmante ville !

Elle fut mon berceau ; doux climat, sol fertile; D’aimables habitans... un site! ah! quel tableau! Après Constantinople il n’est rien d’aussi beau.

Pourquoi t’en éloigner?

DANVILLE

C’est que... je vais te dire....

Mais promets-moi d’abord que tu ne vas pas rire. BONNARD.

Eh ! dis tou jours.

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