‹ L' école des vieillardsChapitre 28 sur 96 · ACTE II, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE III

BONNARD

Ne me dis rien.

Non , donne ;

Il faut... c’est que... je n’ai personne

Pour...

BONNARD

Appelle madame , ou fais-moi la faveur De me signer pour elle un billet au porteur.

DANVILLE

Elle a, je l’oubliais, payé certaine somme...

Quel intérêt si grand t’inspire ton jeune homme?

BONNARD

Qu’entends-je ?

DANVILLE

Un étranger!

BONNARD

Tu le connais.

DANVILLE

Qui, moi?

BONNARD

Cet étranger, mon cher, n’en est pas un pour toi.

54 L’ÉCOUL DES VIEILLARDS,

DANVILLE

Comment , et (le son nom tu m’as fait un mystère ! BONNARD.

C’est qu’il m’a défendu de le dire à son père.

DANVILLE

Dieu ! ce serait ? ....

BONNARD

Ton fils. D’après sa volonté,

Je n’ai dû le nommer qu’à toute extrémité.

Par lui, depuis long-tems , je savais ton histoire; Ton silence avec moi n’est pas trop à ta gloire,

Et j’ai voulu tantôt te donner l’embarras De m’apprendre un hymen que je n’ignorais pas.

DANVILLE

C’est mon fils !

BONNARD

Oui vraiment.

DANVILLE

Mon fils dans la détresse !

Et ce n’est pas à moi que d’abord il s’adresse !

Il va chercher un tiers!

BONNARD

.Ah ! qu’est-ce que tu veux?

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