‹ L' école des vieillardsChapitre 30 sur 96 · ACTE II, SCÈNE · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE

DAN VILLE

Bonnard , mon cher Bonnard !

BONNARD

J’aurai tort; c’est égal, (Il s’en va, et revient.)

Je trouverai l’argent... Mais je dînerai mal.

DANVILLE

Nous en souperons mieux ;

T1 Tiens la chose secrette ,

(Il revient.)

Adieu — („ es t qu il y va, mon cher, de ma recette. DANVILLE.

Sois sans crainte — A propos, tu m’as parlé, je crois, Du jeune duc d’Elmar.

BONNARD

Je r ai vu quelquefois;

Très-galant, beau danseur, tirant fort bien l’épée, Redoutable aux maris par plus d’une équipée...

DANVILLE

Redoutable aux maris !

BONNARD

, D’autant plus dangereux,

L’Ecole «les Vieillards, a' édit. s

Qu’il aime comme un fou, quand il est amoureux ;

Et le monde prétend qu’une femme jolie Ne peut voir sans pitié qu’on l’aime à la folie.

On le plaint et ma foi.... Qu’as-tu donc?

BANVILLE

Rien du tout.

BONNARD

La femme qui lui plaît le rencontre partout;

Dans les jardins publics

DANVILLE

Ah ! oui .

BONNARD

Dans les spectacles.

DANVILLE

Idais les maris sont là.

BONNARD

Bon ! il rit des obstacles :

Quelquefois il fait mieux; il place les maris;

11 les place très-bien; mais Dieu sait à quel prix !

Tu m’entends.

DANVILLE

Oh ! de reste !

Enfin tu vois du monde;

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