‹ L' école des vieillardsChapitre 52 sur 96 · ACTE 111, SCENE Y · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCENE Y

LE DUC

Tlus d’obstack à présenl.

Madame SINCLAIR.

S’il te l’a permis ?

Qui peut donc t’arrêter, HORTENSE.

Mais

LE DUC

L’agréable soirée !

Je vous vois par mon oncle accueillie, admirée.

A votre aspect s’élève un murmure soudain ;

Les cavaliers en foule assiègent votre main ;

Tout danse et se confond au bruit de la musique :

Les grâces de la cour, l’orgueil diplomatique,

La banque , l’institut , et jusqu’aux facultés ,

Jusqu’aux fleurons d’argent des graves députés!

Mais c’est peu , vous verrez.: quel champ pour la satyre ! Ce ténébreux auteur dont vous aimez à rire ,

Qui , perdu dans un bal, promène tristement ,

Sous un long frac anglais , son grand air allemand , Semble de se voir là s’adresser des excuses ,

Et ne danse jamais par respect pour les muses ;

Ce savant, qui pour vous déridant son front sec...

HORTENSE

Un jour sur mon album écrivit un mot grec ?

LE DUC

Et le gros général qui rit bien comme trente.

Par malheur sa gailé suit le cours de la rente;

Je n’en répondrais pas; mais sans lui nous rirons.

Pour des originaux , ma foi , nous en aurons ;

Tout Paris y sera, jugez!... Dans lo»grand monde ,

Si l’esprit est commun, le ridicule abonde.

Vos bons mots vont courir, et, répétés cent fois,

Feront vivre les sots défrayés pour un mois ,

Et la ville et la cour diront que tant de charmes,

Bien qu’ils soien t tou t puissans, son t vos plus faibles armes . HORTENSE.

A m’amuser beaucoup comme vous je pensais ,

J’en conviens; mais prétendre à de si grands succès !

LE DUC

Près des femmes! oh! non ! redoutez leur colère :

On ne vante jamais que ceux qu’on ne craint guère.

Que de dames ce soir vont mourir de dépit!

HORTENSE

Vous croyez?

LE DUC

J’en suis sûr. Nos beautés en crédit

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