DAN VILLE , VALENTIN
D AN VIL LE , s’essuyant le front.
Te voila, Valentin, tiens, vois, je suis en nage !
Fais-moi donc souvenir que j’ai mon équipage;
J’y pense quand je rentre, et vraiment je suis las.
(II s’assied. )
VA'LENTIN.
Vous vous fatiguez trop.
DANVILLE
Hein ! quand j’étais là bas ,
Que j’arrivais le soir après ma promenade,
Souvent tu m’as surpris bien triste, bien maussade. Pourquoi? j’étais garçon; j’ai ma femme aujourd’hui; Elle est là ; loin de moi la tristesse et l’ennui !
VALENTIN
11 me fait de la peine.
DANVILLE
En crois-tu tes présages?
Pour ma femme et pour moi quels chagrins! que d’orages ! ( Il sc lève.)
Pauvre fou! grâce au ciel, tu n’as pu m’effrayer;