ACTE 111 , SCÈNE VIII. ioi
Je cours rejoindre Hortensc,.clle va m’égayer.
Guéri des visions qui te troublaient la tête,
Sens-tu qu’un vieux corsaire est un mauvais prophète?
VALENTIN
Monsieur.
DANVILLE-
Qu’est-ce?
VALENTIN
De Madame.
Une lettre.
Ah ! donne, et tu la tiens?
VALENTIN
DANVILLE
(Il lit.)
Comment? qu’ai-je appris? va-t-en, viens.
( Froidement. )
Madame est donc sortie?
Oui , monsieur.
VALENTIN
Oui, monsieur.
DANVILLE
Et sa mère?
VALENTIN
Et le Duc !
VALENTIN
Oui, monsieur.
DANVILLE
La colère ,
La surprise.... est-il vrai? je demeure interdit! Laisse-moi. Se peut-il ?
(II tombe dans un fauteuil.) VALENTIN.
Je vous l’avait bien dit
Qu’un jour...
DANVILLE, furieux.
Va-t-en. Le sot !
DANVILLE, puis VALENTIN.
A peine je la quitte , Qu’avec le Duc, le Duc dont le nom seul m’irrite ,
Elle qui tout k l’heure.... Ah ! que de fausseté !
Et qui donc l’y forçait? quel prix de ma bonté!
Quand j’avais tout permis, céder sans résistance,
Et m’éloigner exprès... Hortense ! ôciel! Hortense, Qui semblait s’attendrir en me voyant heureux...
Je ne l’aurais pas cru , c’est bien mal , c’est affreux !