‹ L' école des vieillardsChapitre 60 sur 96 · ACTE III, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IX

Il la ramènera.

DANVILLE

Non pas , non pas.

BONNARD

Pourquoi ?

Serais-tu donc jaloux quand ta femme est sans toi? DANVILLE.

Non , certe.

BONNARD

Eh bien! alors, quelle mouche te pique?

Tu m’étonnes, tu vas, tu viens, et, c’est unique,

Tu n’as pas l’air content de me voir.

Dieu ! Bonnard , *

Je suis heureux, ravi, mais je... tu viens si tard !

Excuse moi, vois-tu.... cette fêle est charmante,

Et je voudrais.... pardon, c’est une envie ardente Que j’ai... j’aime le bal, un bal fait mon bonheur !

Tu comprends.

BONNARD

Pas du tout.

DANVILLE

lin bal de grand seigneur,

io8 L’ÉCOLE DES VIEILLARDS,

C’est si gai ! cet éclat , ce bruit , cette jeunesse....

Si fait, ce cher Bonnard , il comprend mon ivresse ,

Il r excuse , il permet...

BONNARD

Oh ! ne badinons pas.

DANVILLE

Je n’irai qu’un moment.

Je te tiens par le bras.

Viens avec moi.

BONNARD

Tu sais que ce plaisir m’assomme ;

Si j’étais comme toi , si j’étais un jeune homme , D’accord, mais entre nous ton goût met quarante ans. Qui diable aurait prévu ce nouveau contre-tems ? Joseph est au spectacle avec ma gouvernante ;

Il te prend pour la danse une ardeur surprenante ,

Des retours impromptu dont je suis alarmé.

Chez moi je n’ai personne et tout est enfermé.

Je suis sur le pavé , mon souper m’embarrasse.

Quand on dîne le soir , comme toi , l’on s’en passe ; Mais moi....

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