ACTE IV, SCENE IV
Coudoyé dans un bal, épuisé, hors d’haleine ,
Je rentre au désespoir d’une recherche vaine.
Mon dieu ! c’est moins que rien.
HORTENSE
Vous êtes irrité ;
Aecablez-moi , c’est juste, et je l’ai mérité.
BANVILLE
Votre duc! il m’a vu , mais sans me reconnaître;
Vous n’étiez plus présente, il a dû disparaître.
HORTENSE, prenant le brevet sur la table.
J’y songe! Ah! mon ami... quoi, j’ai pu l’oublier!
Le Ministre... lisez.
DANVILLE
Quel est donc ce papier ?
(Il lit.)
(A pan.) ’ v '
La preuve est dans mes mains , je tremble de colère. Et qui vous l’a remis?
HORTENSE, timidement.
Le Duc.
DANVILLE
Au bal ?
HORTENSE
J’espère
1 3o L’ÉCOLE DES V1E1LL.VRDS ,
Qu’avec plus de chaleur on ne peut vous servir.
DANVILLE
Au bal ?
HORTENSE
Cette nouvelle aurait dù vous ravir.
Et...
DANVILLE, avec violence.
C’est au bal? Le Duc! ... ma fureur se réveille;
Là, cent propos cruels ont blessé mon oreille.
11 ne vous quittait pas, vous suivant, vous parlant;
11 affichait pour vous un amour insolent,
Et fort de ma vieillesse...
HORTENSE, effrayée.
. . Ah ! songez que nous sommes...
DANVILLE
(Elevant la voix.)
Tous deux seuls !... Je le tiens pour ledernier des hommes.
Monsieur !
HORTENSE
DANVILLE, élevant la voix.
Pour un faux brave.
HORTENSE
Ah ! monsieur!