ACTE IV, SCÈNE IV. i3i
DANVILLE, de même.
Que ce bras
Peut châtier encor...
HORTENSE, qui se tourne involontairement vers le cabinet.
Monsieur , parlez plus bas !
DANVILLE, qui l’a suivie des yeux.
(A part.)
11 est là !
HORTENSE
Si vos gens venaient à vous entendre !
DANVILLE
Scrupule très-prudent auquel je dois me rendre.'
J’ai besoin de repos; rentrez chez vous... Eh bien!
Vous n’obéissez pas , Hortense.
HORTENSE
Et le moyen ,
Quand nous restons fâchés , quand je suis au martyre? DANVILLE.
Vous voulez demeurer? C’est moi qui me relire.
Adieu.
HORTENSE
Eh quoi ?
HORTENSE
Donnez-moi votre main.
Je suis coupable.
DAN VILLE , vivement.
Vous!
HORTENSE
Je le suis, et demain Je veux faire à vous seul un aveu qui me coûte.
BANVILLE , a,vec colère.
Lequel? expliquez-vous. Parlez, j’attends , j’écoute... HORTENSE.
Non , monsieur ; non , demain , demain; dans ce moment Vous ne pourriez, je crois, l’entendre froidement.
DANVILLE
A la bonne heure. Adieu.
Mais cet adieu me glace ; Vous ne m’embrassez pas ce soir?
DANVILLE. (Il l’embrasse.)
(A part. )
Oui. Quelle audace !
( Il rentre dans son appartement dont il ferme la porte. )