‹ L' école des vieillardsChapitre 77 sur 96 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

DANV1LLE , VALENTIN.

(Ils sc regardent quelque lems sans rien dire.) VALENTIN.

Nous avons fait , monsieur, une belle campagne! DAN VILLE.

Désarmé! Le malheur en tout lieu m’accompagne. Ab ! pourquoi de mon fils me suis-je séparé ?

11 m’aurait vengé , lui !

VALENTIN

Mais....

DANVILLE

Je le reverrai.

VALENTIN

Vous battre , vous !

i4o L’ECOLE DES VIEILLARDS,

DANVILLE

Sais-tu que ce discours m’assomme ?

VALENTIN

Allons , n’en parlons plus.... Ce Duc est un brave homme. DANVILLE.

Lui!

VALENTIN

Mais, monsieur....

DANVILLE

Lui ! traître !

VALENTIN

Il se bat sans témoin :

C’est un bon procédé.

DANVILLE

Je reconnais ce soin,

Il pensait à ma femme.

VALENTIN

En outre , après l’affaire ,

Que d’excuses sans nombre il est venu vous faire !

Oue de raisonnemens , qui m’ont paru fort beaux !

Son récit m’a touché.

DANVILLE

Je te dis qu’il est faux.

Mais je n’y croirais pas, non , fût-il véritable.

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