‹ L'école économique françaiseChapitre 2 sur 12 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Lorsque les lettrés ou les artistes, les chimistes ou les physiciens se vantent d'appartenir à une école, ils ne définissent pas ce mot assez énigmatique. Pour nous, une école comprend des maîtres et des disciples, groupés ou dispersés, mais unis par le triple lien d'une méthode^ d'un enseignement et d'une action commune. Ce sont là les traits caractéristiques de toute école, quels que soient le domaine qu'elle embrasse ou la période historique que l'on observe.

Or, en France et hors de France, de nombreux écrivains, voués par profession ou par goût, aux études économiques, tendent à considérer les économistes français de notre temps comme appartenant à l'école fondée par Adam Smith et continuée par Ricardo, Malthus, Stuart Mill et J.-B. Say. Ils l'appellent, suivant les milieux, « école classique », « école libérale », « école de Man* chester », « école utilitaire », « école orthodoxe ».

Nous voudrions dissiper cette erreur et montrer après vingt-cinq années d'enseignement, après une enquête personnelle auprès de nombreux professeurs français et

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