‹ L'école et la patrieChapitre 18 sur 31 · Des Deulschen Vaterland, p · texte numérisé non relu

Des Deulschen Vaterland, p

3 Septemher 1870; — de Gerok, Die Rosse von Gravelotte; — de Schneckenburger, La Sentinelle sur le Rhin; — de Bernard Tliiersch, Preussenlied; — de Riickert, La Rataille de Rosbach, La Rataille de Leipzig, Rlûcher et Wellington; — d'Auguste Kopisch, Rlûcher sur le Rhin; — de HofFmann de Fallersleben, Ma Patrie, Le Chant de l' Allemand; — de Georges Hezekiel, Le Roi Guillaume à Ems, Le 19 Juillet 1870, Der Kmigssieg bei Metz,

Meilleure encore que la plus belle poésie est la musique, même la moins pathétique, pour susciter les passions collectives. Ces vers qu'il a appris dans son Lesebuch, Tenfant les chantera. Bientôt pénétré de la Patrie, il se confond avec elle; il en a le cœur et l'esprit imprégnés; il la sent en lui, vivante et frémissante. Le Liederkranz rhénan ne compte pas moins d'une trentaine de chants patriotiques *. Je ne saurais les citer tous; quelques-uns sont célèbres ; nous les avons déjà rencontrés dans les livres de lecture : Preussenlied (de Tliiersch) ; Rorrusia (de Herklotz); Rheinlied, Das Leben am Rhein (de Reiss) ; Sehnsucht nach dem

1. Liederkranz nebst Lehrgang fur den Unterrichtim Singen fur die drei Klassen der Volksschule, sowie fur die unieren Klassen der Gymnasien, Real-, Bûrger und hôheren Tochterschulen. Herausgegeben von Jos Bernards.

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Rhein, Deutscher March, Eloigné de la Patrie^ Abschied von der Heimat (de Hoffmann von Fallersleben ;) Désir de la Patrie, Oh ! Strasbourg î An mein Vaterland ; Le Rhin Allemand (de Becker) ; Le Chant de V Allemand (d'Arndt) ; Salut à la Patrie; la Patrie allemande (de Wâcliter) ; Chant sacré de l'Allemagne (de Mathias Claudius) ; Dem Vaterlande (de Hoffmann von Fallersleben) ; Die Wacht am Rhein; Vœu à la Patrie (de Massmann) ; enfin, Das Lied der Deutschen, de Fallersleben :

«L'Allemagne, l'Allemagne au-dessus de tout, dans le monde, — si elle reste fraternellement unie pour la défense comme pour Fattaque, — de la Meuse au Memel, de l'Adige au Belt. — L'Allemagne, l'Allemagne au-dessus de tout dans le monde.

« Les femmes allemandes, la fidélité allemande, le vin allemand et le chant allemand — doivent conserver dans le monde leur vieille et noble réputation, — en même temps que nous exciter aux nobles exploits toute notre vie. — Femmes allemandes, fidélité allemande, vin allemand et chant allemand * .

1. Les officiers anglais ont accoutumé de porter ce toast : Our Men ! Our Women ! Our Swords ! Ourselves ! Our religion ! Nos hommes ! Nos femmes I Nos épées ! Nous-mômes ! Notre religion l

« La concorde, la justice et la liberté pour la patrie allemande, — voilà ce que nous devons conserver dans un même élan de fraternité. — La concorde, la justice et la liberté sont le gage du bonheur. — Prospère dans Téclat de ce bonheur, prospère, ô patrie allemande! »

Mais pour qu'elle subsiste il faut à la patrie des dévouements. L'instituteur se complaît aies lui donner. Il bat la mesure à ces chants qui ont pour but avoué de préparer des soldats énergiques, braves et disciplinés : Le Chant du Soldat^ La Recrue, Le Chant du Cavalier, conseillent l'intrépidité dans le péril et devant la mort *.

« Aurore, aurore, luiras-tu pour ma mort prochaine? Est-ce que bientôt les trompettes sonneront le terme de ma vie, — la mienne et celle de maints camarades ?

« A peine avons-nous vécu que prend fin la joie de respirer. Hier encore sur nos chevaux courageux; aujourd'hui la poitrine trouée d'une balle ; et demain dans la froide tombe.

« Mais quoi ! la beauté du visage et du corps sont éphémères. Combien est vain le florissant éclat de ton jeune visage! Hélas! les roses sont vite flétries !

l.Il n'y a pas moins de trois Soldalenlied ; je relève deux Reiterlied.

« C'est pourquoi silence à mon cœur. Soumettons-nous à la volonté de Dieu. Je vais combattre en brave ; et si je dois souffrir la mort, que je meure du moins en vaillant cavalier*. »

C'est une sorte de tendre admiration pour ceux qui ont bien servi à la tête des régiments et des armées qu'inspire le Chant du Feldmarschall :

« Vois combien clairs brillent ses yeux ! 0, regarde comme ondule sa chevelure blanche ainsi que la neige ! Sa vieillesse est vigoureuse, pareille au vin vieux : tel, il lui est permis d'être un chef sur le champ de bataille.

(( ... Impitoyable et rude il a juré d'imposer par le fer aux étrangers le génie le plus allemand [die deutscheste Art) ,

« ... Oui, sonnez trompettes! Housards en avant ! Et toi, Feldmarschall, accours comme l'ouragan dans le bruit, porte la guerre aux

1. ,, Morgenrot, Morgenrot, leuchtest mir zum frùhen Tod? Bald wird die Trompeten blasen, dann muss ich mein Leben lassen, ich und mancher Kamerad.

,, Kaum gcdacht, war der Luft ein End' gemacht. Gestern noch auf stolzen Rossen, heute durch die Brust geschossen, morgen in das kùhle Grab.

,, Ach! wie bald, schwinden Schnheit und Gestaltl Prahlst, du gleich mit deiner Wangen, die wie Miich und Purpurprangen, ach, die Rosen welcken ail I

,, Darum still fùg ich mich, wie Gott es will, Nun, so will ich wacker streiten, und sollt' ich den Tod-erleiden, stirbt, ein braver Reitersmann".

WiLHEM Hauss, Reiters Morgengesang ; lAedei'kranz : p. 42.

bords du Rhin, par delà le Rhin. Va, épée vaillante, au cœur de la France ^ »

Au sommet de l'empire allemand, « un et pourtant divers à l'intérieur, puissant à l'extérieur, rempart de la paix et de la civilisation au milieu des autres peuples de la terre », gouverne le souverain. Il incarne la Patrie. « Pour la défendre contre les ennemis du dedans et du dehors il commande une armée puissante. » L'empereur est « d'une race illustre ». Il est un « héros ^ » ; il est aussi un « homme qu'on aime, ein lieber Mann^ ». Ne s'efforce-t-il pas, en effet, d'être juste, doux et pieux?... Il craint Dieu, protège la paix, vient en aide aux pauvres et aux affligés. Il est le fidèle gardien de la justice. » — «L'impératrice est vraiment la mère du pays. De sa main délicate. Elle apporte au peuple consolation et secours. Oiila misère et la mort se fraient un chemin. Elle sauve et ne faiblit pas. Longue vie à rimpératrice * ! »

Devenu homme, gagné aux idées socialistes.

1. Liederkranz : p. 40-1. ■ 2. « Der Kaiser Wilhelm ist ein Held, so eisenfest und stark... » Liederkranz : p. 39.

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