‹ L'école historique de Jérome BolsecChapitre 1 sur 9 · GENÈVE · texte numérisé non relu

GENÈVE

IMPRIMERIE CHARLES SGHUCHARDT

Oi'ig'iiit' «lu |>ré!«vnt dôltut.

Deux écrivains genevois, fou M. Jacques-Augustin Galiffe (1776-1833) et son fils M. Jean-Barlliélemy-Gaïfre Galiffe, ont consacré une partie de leur existence à s'efforcer île tlélrir Calvin comme avait fait Bolsec et, de plus que Holsec, à tlétrir aussi l'ieuvre du Réformateur et les hommes qui l'ont soutenu. Ils n'ont pas craint, dans leurs ouvrages '. copiés maintenant avec ardeur et cités tous les jours par les catholiques ullramontains, d'écrire et de développer ces thèses, par exemple : que les Français réfugiés à Genève, au lemiis de Calvin, pour cause de leligion, étaient des espèces de brigands; qu'ils apportaient avec eux un libertinage effréné, une immoralité révoltante; que longtemps les vieilles familles genevoises répugnèrent à s'allier avec eux; que les Genevois n'avaient pour eux qu'un profond mépris ; et que ces réfugiés, Calvin à leur tête, méditaient de trahir la ville qui leur avait généreusement donné l'hospitalité, pour la livrer au roi de France. Ce n'est pas une fois, ou quelques fois, c'est à chaque page, à chaque ligne des ouvrages dont je parle, que sont répétés ces outrages et que sont ressassées ces grossièretés incroyables, pleines d'une incroyable ignorance. Aujourd'hui. .M. Galiffe le fils se trouve très étonné et très indigné d'être appelé calomniateur, et de voir ses erieurs et celles de son père relevées en termes fort vifs, mais peut-être pas assez vifs si un Français en est juge, par le rédacteur de la France protestante, à l'article Bolsec.

Vers le milieu du mois tl'aoùt dernier, trois mois après la publication du susdit article, M. Galiffe a fait paraître une réponse dont voici le titre' :

Lettre d'un protestant (jenecois aux lecteurs d^ la France protestante à propos de l'article BULSHC de Aï. Henri Bordier. — A jointlre au tome II de la France protestante ; nouvelle édition. — Genève, imprimerie J.Carey; 19 pages in-8°, juillet 1880.

Cette lettre est un tissu d'injures que l'auteur a tâché de rendre atroces,

' Les principaux de ces ouvrages sont intitulés : Notùet gttUalogvjuct sur Ut famUUs genevoise), par J.-.\. Galiffe. 3 toI. in-8*, 1829-1836; l- vol., par J.B.-G. Galiffe, 1357-66.—

Quelifues pages d'histoire exacte, soit la procès eriminels contre Ami Perrin et L, Maigret,

espion du roi de France. 1862, in-4*, 135 p. — S'ovLveUes pages d'Mstoire exacte, soit U proeit de Piene Ameaux. 1803, in-l', 111 p. Les deux dernier.i par J..B..Gaîfre Galiffe.

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