A. — MILIEU DE NATURE
T° Connaissance des parties extérieures du corps. — Premières notions de physiologie : certaines fonctions, les sens.
2° Animaux domestiques. — Animaux de trait, bétail; oiseaux ; abeilles, animaux familiers, etc.
Quelques bêtes qu'on rencontre dans les environs. Petits mammifères utiles ou nuisibles, reptiles, insectes ; oiseaux de la contrée ; poissons de la rivière ; animaux qu'on a l'occasion de voir (utilisés pour l'alimentation).
Mœurs, habitudes, physiologie élémentaire des animaux. Nourriture, besoins, certains faits de la vie animale, etc.
Services que les animaux rendent à l'homme. Utilisa-
tion des produits animaux : lait, viande, poils, peau, graisse, œufs, plumes, miel, cire, etc.
3*^ Plantes. — Toutes les plantes cultivées de la région (plantes potagères, céréales, plantes fourragères, plantes industrielles, arbres fruitiers, arbres à bois, plantes ornementales, plantes médicinales, etc.).
Certaines plantes qu'on rencontre dans les environs et remarquables par leurs fleurs, leurs fruits ou autres particularités.
Vie des plantes, physiologie végétale (nourriture, besoins, certaines particularités de la vie végétale, etc.)
Services que les plantes rendent à l'homme. Utilisation des produits végétaux : alimentation humaine (légumes, céréales) ; alimentation animale (fourrages) ; plantes textiles (lin, chanvre); huiles (lin, colza); sucre (betterave); boissons (vin, bière, cidre); fruits; bois; fleurs; médicaments, etc.
4° Minéraux. — Sable, argile, pierres, etc. ; métaux.
5° Les industries. — Industries primitives de la ferme et des environs. Fabrication du beurre, du fromage. Tonte des moutons : nettoyage de la laine. Fabrication de la chandelle. Préparation des aliments. La meunerie, la boulangerie. Préparation et utilisation du lin, du chanvre. Fabrication de la toile, des cordes. Fabrication de l'huile de lin, de colza. Préparation des boissons. Conservation des fruits. Le travail du bois : abatage, sciage (bois de chauffage, bois d'œuvre). Briqueterie. Construction, etc.
6° Géographie. — Les milieux environnants (plaines, collines, vallées, champs, bois, eaux, marais, ruisseaux, sources, étangs, etc.).
7** Physique. — Une foule de notions sur les phénomènes naturels se passant journellement autour de nous. Les mouvements, l'action de l'eau, de l'air, les phénomènes météorologiques, les effets de la chaleur, les phénomènes d'optique, d'acoustique. Construction de jouets
simples (cerfs-volants, flûtes, pipeaux, toupies, etc.). Tou» les faits qui sont de constatation presque banale. Le mécanisme des objets qui nous entourent, des instruments que nous employons. Les incidents, les accidents. Observation. — Le rôle de l'éducateur, en cette matière, devient plus actif, car il s'agit d'attirer l'attention de l'enfant sur quantité de faits qu'il ne voit plus, parce qu'il les a vus toujours. Mais il ne sera pas nécessaire d'enseigner, faut-il le dire? Des remarques, des observations, des questions. Il faut avertir, signaler, susciter la curiosité. Les petits incidents de la vie de tous les jours, s'ils sont mis à la portée de l'enfant, préparent admirablement au développement des facultés d'observation. Les animaux, les plantes, les pierres, par l'importance qu'ils prennent dans notre vie, se font remarquer d'eux-mêmes. Parmi les phénomènes naturels, certains s'imposent à notre attention; l'intervention de l'éducateur tendant à faire remarquer les autres préparera l'enfant à voir ce qui se passe autour de lui, à réclamer des explications, provoquera l'éveil de son intelligence. Considérée ainsi, cette partie des acquisitions naturelles forme en quelque sorte une transition entre la première et la seconde éducation.
B. — MILIEU d'activité.
1° Gymnastique naturelle. — Courses, sauts, escalades, danses ;
2<* Jeux. — Jeux d'adresse, de force, de grâce;
3° Chants;
4° Travaux. — Vannerie, poterie, cartonnage, construction de jouets.
Observation. — Cette partie exige l'acquisition par le travail même de certaines connaissances se rapportant aux combinaisons mathématiques : arithmétique, formes géométriques, mesurages approximatifs, etc.
Remarques générales. — i° Il nous a fallu, pour rassurer le lecteur, dessiner en quelque sorte un programme dont nous voudrions maintenant oublier la sécheresse en faisant observer que toutes ces connaissances s'acquièrent occasionnellement, se complètent, se superposent, forment sans cesse comme un tableau de vie dont les détails se précisent graduellement, et l'un par l'autre. Les faits y reviennent, s'y renouvellent sous toute espèce d'aspects, se révèlent, s'expliquent les uns par les autres.
2° Nous n'avons pu donner, on le comprendra, qu'une nomenclature très réduite de ce que peut apprendre un enfant dans un milieu tel que celui où nous le plaçons. Nous laissons à ceux qui nous suivent le soin et le plaisir de se représenter le monde de connaissances qui s'offrent à l'intelligence de l'être s'éveillant à la vie parmi tant de choses qu'il reconnaît peu à peu.
3° Les éducateurs, dans un tel milieu, sont de grands amis avec qui on s'amuse partout et toujours, des compagnons dont on aime la présence au jeu, au travail, à la promenade, parce que, où ils sont, tout devient plus intéressant, tout s'anime, une foule de choses insoupçonnées se révèlent soudain.
4° On a vu que nous supprimons de la première éducation l'apprentissage de la lecture et de l'écriture. On en devine les raisons. Nous nous en expliquerons d'ailleurs plus loin.
Seconde éducation.
A. — l'exploration.
La promenade, l'excursion, le voyage en diverses parties du pays présentant un intérêt particulier, en toutes saisons.
Visite d'ateliers, de fabriques, d'établissements spéciaux.