CHAPITRE VI
CRI d'à L A.R m E
-; L'instruction publique croulait. Ni l'Assemblée constituante, ni T Assemblée législative n'avaient tenté de rien réorganiser. Si l'Assemblée constituante suppliait le Roi, en 1790, d'ordonner la
• rentrée des classes comme les années précédentes^ si, en 1791, la même Assemblée maintenait les
▲ professeurs en fonctions, ces deux mesures, prises pendant les vacances ou lors de la rentrée des classes, témoignaient moins du désir d'organiser un nouvel état de choses que de la nécessité d'empêcher une dissolution complète. Lorsque la Convention se réunit, les réclamations deviennent un cri d'alarme universel. Entre le mois de septembre 1792 et le l^' février 1793, de toutes parts on réclame l'organisation de l'instruction, on sir
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gnale partout l'oisiveté des enfants, les désordres qui en sont la suite et l'urgence d'y pourvoir. Il y a hâte , les vacances finissent : que va-t-on faire des enfants ?
La Société populaire d'Auray (Morbihan) écrit le 7 septembre 1792 : « Que l'hiver ne se passe pas sans que ûos enfants étudient les droits et les devoirs de l'homme et du citoyen ! »
Le 27 septembre 1792, le tribunal de commerce d'Issoudun : « N'oubliez pas aussi de faire promptement organiser les écoles nationales, La jeunesse, l'espoir de la République, perd un temps précieux (1). »
Le 10 octobre 1792, les sections permanentes de Besançon, estimant que « l'enthousiasme ne peut pas être la seule base de la République, » réclament«rétablissement au moins provisoire, pour la rentrée prochaine, des écoles priniaires et secondaires. . . »Déjà la plupart des instituteurs, dégoûtés de l'ancienne marche des études, ont abandonné
leurs classes pour voler aux frontières On
constate d'une part* la dissipation de la jeunesse, de l'autre le refus des parents d'envoyer leurs enfants (2). »
Le 31 octobre 1792, les kynis de la République