‹ L'êcoliere; piece en cinq actesChapitre 97 sur 106 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

bie.) Mademoiselle Lambert a donné sa démissioa de son plein gré, nous n'avons rien à redire contre

elle... (Haussant de plus en plus la vois.) C'CSt une honnêtc

femme !...

PLUSIEURS VOIX, moqueuses et goguenardes.

Assez ! Assez ! — A bas Baudrand ! Va faire tes pilules !

BAUDRAND

Mes amis, je vous en prie...

PLUSIEURS VOIX

Non ! assez!... va préparer tes clystères t... Metsz'y un emplâtre!... donne-z'y du vin Baudrand!

La foule joyeuse, l'entoure, en ricanant. BAUDRAND^ rageur recule sous les risées de la foule.

Brutes I... brutes!

NOÉMI, à Baudrand.

Rentrez !

BAUDRAND, exaspéré.

Je ne peux pas vous laisser insulter !

NOÉMî, net.

Sij il le faut, pour compléter mon instruction î

BAUDRAND, étonné et douloureusement.

Me refuserez -vous le seul moyen que j'aie de me réhabiliter à vos yeux ?

NOÉMIj descendant encore.

Il n'est plus en votre pouvoir de me défendre, vous avez perdu le droit de leur parler honnêtement de moi ; vos éloges se retournent contre vous et contre moi. Entendez les.

La foule suit de loin la conversation de Noémi et de Baudrand.

PLUSIEURS VOIX

L'embrassera ! brassera pas !

BAUDRAND, les regarde avec mépris.

Tas d'imbéciles I (concentrant sa colère et son dépit en

soi.) Dire que je me heurte en eux à ma propre faute !. Dire que tous mes efforts se brisent contre cette masse absurde I Et ils rient; ils rient quand ils devraient

pleurer de leur sottise!... (Apercevant tout à coup le groupe de la commission revenu sur le perron.) Ah 1 Messieurs

Rivollet;, Démarié, Oudoire, venez à mon aide !

Noémi passe en avant du pavillon.

MASURIER, descendant suivi de Démarié.

Qu'y a-t-il donc ?•

BAUDRAND, très surexcité.

Je ne puis me débarrasser de ces individus qui insultent mademoiselle Lambert, qui nous insultent 1

UNE VOIX, narquoise.

On peut plus rire, alors!

BAUDRAND

Parlez-leur, vous, monsieur le maire, dites-leur ce qu'il en est.

MASURIER, s'avançant.

Certainement. . . Certainement. . .

L,a foule s'apaise, OUDOIRE, descendant à Duthel.

Pour une belle conduite, c'est une belle conduite !

RivoUet reste sur le haut du perron causant avec Clémence.

MASURIER

Mes chers concitoyens, l'école est un terrain neutre. Vous ne devez pas y faire de tapage. Ayez con-

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