UNE VOIX
On sait pourquoi que vous la défendez.
Les rires redoublent.
BAUDRAND, se fâchant.
C'est faux!... Ceux qui ont dit cela sont d'indignes menteurs !
PLUSIEURS VOIX
Non! non! c'est vrai!... Ils n'ont pas menti!... N'en feut plus!... à la porte!
NOÉMI, se lève et s'approche de Baudrand.
Vous le voyez, tout ce que vous pourrez leur dire...
BAUDRAND, se retourne.
Ils m'écouteront ! Il faudra qu'ils m'écoulent ! (ii BBonte sur un banc, au milieu.) Je m'adresse aux lionnêtes gens! aux personnes raisonnables! Retirez-vous! eette manifestation n'a pas raison d'être.
UNE VOIX DE FEMME, plus distincte.
G'est-y qu'elle ne voudrait plus partir ?
Un silence relatif se fait.
BAUDRAND
Si, mademoiselle Lambert nous quitte, mais...
PLUSIEURS VOIX, joyeuses.
Ah ! à la bonne heure ! — On reste !
Puis les rires s apaisent un peu.
BAUDRAND, haussant le ton.
Non, il faut vous en aller aussi. (La rumeur redou-