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La société politique, au point de vue du progrès, a suivi exactement la même évolution que la société commerciale. Prenons les trois grandes manifestations qui dominent les constitutions modernes : c'est le Bill of rights de 1689, en Angleterre. Qu'est-ce que le Bill of rights? La nation anglaise retire de la communauté, retire du pouvoir du roi un certain nombre de choses et, entre autres, la propriété. Elle déclare qu'elle ne remettra au roi pour subvenir à ses besoins, aux besoins de la nation, qu'un certain contingent de sa fortune et qu'elle consentira ce contingent. Voilà le caractère du Bill of rights.

Prenons la constitution des Etats-Unis de 1787. Elle représente une annexion d'individus, puis d'Etats qui se groupent et qui adhèrent à un contrat. Que font ces individus et ces Etats qui se constituent en fédération? Ils mettent en commun un certain nombre d'intérêts destinés à assurer leur sécurité, destinés à assurer à chacun d'eux

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certains avantages; mais ils réservent toute leur liberté d'action : bien plus, ils ont soin de bien spécifier que Ténumération des droits qui sont réservés dans la constitution n'implique pas le moins du monde que les droits qui ne sont pas expressément mentionnés disparaissent. Le contrat est formel. On pourrait dire que ce contrat est de droit étroit et c'est pour en assurer l'exécution que la Cour suprême des Etats-Unis a été instituée. Quel est son rôle? Le Congrès vote, par exemple, une loi limitant la durée des heures du travail. La limitation des heures du travail est-elle du ressort du Congrès ? Est-ce que le Congrès, en limitant les heures du travail, ne viole pas le statut de 1787 ? Les mandataires, qui sont les députés ou les sénateurs envoyés au Congrès, n'ont pas un pouvoir absolu, pas plus que les membres du Conseil d'administration dans une société anonyme : ils doivent se renfermer dans les statuts, et les statuts, pour le citoyen des Etats-Unis, c'est la constitution de 1787. La Cour suprême exige le respect du statut primordial. Elle n'intervient pas pour déclarer que telle ou telle loi ne devait pas être votée : mais un individu se considère atteint dans son droit par telle ou telle disposition adoptée par le Congrès ; il croit cette disposition en contradiction avec la constitution. Il plaide contre le Congrès, il plaide contre la loi ; et soit une cour d'Etat, soit la Cour suprême, en dernier ressort, lui donne raison si elle juge que telle ou telle mesure qui a été prise

est contraire à la constitution de 1787 ou aux amendements qui sont intervenus depuis.

Voilà le caractère de la Constitution des Etats- Unis. On voit immédiatement la connexion existant entre elle et la société commerciale telle qu'elle est résultée de l'évolution des siècles. Contrairement à la vieille idée d'après laquelle un individu aliénait une partie de ses droits quand il entrait en société, l'individu réserve explicitement une partie de ses droits. Il ne met certaines choses en commun que pour augmenter sa puissance d'action; il conserve sa liberté d'agir pour tout ce qui n'est pas compris dans le statut primitif; il a la sécurité qu'on n'attentera pas aux droits qu'il a mis en réserve. La nation ainsi composée est une société à responsabilité limitée, exactement comme les sociétés anonymes et comme les sociétés en commandite.

Qu'appclons-nous des libertés ? Vous ne pouvez toucher h la propriété qu'avec le consentement du possesseur, et sous certaines conditions : expropriation pour cause d'utilité publique : c'est la liberté et la sécurité de la propriété ; vous ne pouvez établir un impol que sous certaines con-

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ditions déterminées, présentant certaines garanties aux contribuables : c'est encore la sécurité de la propriété; vous ne pouvez atteindre une personne que dans certaines conditions, pour des services publics, services de sécurité publique, par exemple, ou bien si cette personne a commis un délit ou un crime, pour Tempêcher de nuire ; nul ne peut être arrêté, détenu, jugé et condamné que dans certaines formes destinées à garantir sa sécurité : cela s'appelle la liberté individuelle. Vous ne pouvez pas empêcher une personne de travailler comme il lui convient: cela s'appelle la liberté du travail ; vous ne devez pas l'empêcher d'avoir la foi qui lui convient, d'exercer le culte qu'il lui plaît : cela s'appelle la liberté de conscience ; vous n'essayez pas de l'empêcher d'avoir telle ou telle idée, vous ne tentez pas de lui imposer les vôtres par la contrainte ; vous ne lui défendez pas de les exprimer; vous lui laissez la liberté de les propager par la parole ou par la plume : cela s'appelle la liberté de penser, la liberté de la parole, la liberté de la presse. Ce sont des libertés modernes, libertés qui ont été conquises peu à peu ; et que représentent ces libertés? Sinon l'élimination de plus en plus grande de l'Etat du domaine individuel ; c'est le dégagement de la personnalité humaine de cette gangue qui était la tribu primitive dont le chef incarnait tous les pouvoirs et imposait toutes ses volontés à chacun de ses membres; gangue, tenant l'individu par toutes ses fibres, paralysant

toutes SOS volontés, que TEtat a conservée, mais qui, dans les civilisations progressives, n'a cessé de s'effriter et de tomber morceaux par morceaux. Il y a progrès quand il y a- élimination de l' intervention de l'État dans les actes personnels; il y a, au contraire, rétrogradation quand il y a augmentation de l'intervention de l'Etat.

Si, en ce moment, je- proposais de suppririier la liberté de conscience, il est évident que je serais considéré comme un parfait rétrograde, et môme on accueillerait cette proposition par un sourire ; on croirait que je sors de Tautre monde; si je proposais de supprimer la liberté d'exprimer mes opinions ou celles de mes contradicteurs, si déplaisantes qu'elles puissent être pour eux ou pour moi, — car c'est là le caractère de la liberté, de savoir admettre la diversité et la contradiction — les socialistes l'admettraient-ils? Et aujourd'hui, alors que ces libertés sont si bien acquises qu'ils regarderaient comme un contre-sens de telles propositions, ils trouvent cependant tout naturel de réclamer la suppression de la liberté du travail, de la liberté de l'échange, et on voit proposer, discuter, adopter des lois qui sont tout simplement .une rétrogradation vers l'ancien régime : et comble de l'ironie, leurs promoteurs ont la prétention de représenter le progrès ! Leui's efforts peuvent avoir un succès momentané, mais il ne saurait être durable ; carie caractère de FÉtat moderne, c'est la suppression des orthodoxies d'État. Il ne doit pas plus

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y avoir d'orthodoxie en matière économique qu'il ne doit y avoir d'orthodoxie en matière morale, religieuse et intellectuelle.

M. Guesde a attribué, Tannée dernière, à M. Engels une phrase dans laquelle il disait que l'État devait cesser de gouverner pour administrer. Cette conception n'est pas du tout d'Engels ; elle est antérieure aux socialistes ; cette formule appartient à Quesnay, elle appartient à Turgot, elle appartient à Mirabeau, elle appartient à Guillaume de Humboldt, et je crois que c'est moi qui lui ai donné le premier, il y a vingt-cinq ans, sa forme définitive. Que représente cette formule? Est-ce qu'elle signifie, cbmme le prétend M. Guesde, que l'Etat cesserait de gouverner, c'est-à-dire d'avoir une direction politique, morale sur les individus, pour administrer de plus en plus? Non, ce n'est pas du tout le caractère qu'elle a. Elle signifie que l'État, qui a déjà cessé d'être le maître de ces orthodoxies dont je parlais tout à l'heure, doit de plus en plus renoncer à ses efforts pour se rendre maître des croyances, des pensées et des actes de l'individu et qu'il doit borner son rôle à un rôle d'administration. Qu'est-ce qu'administrer? C'est mettre de

Tordre et du mouvement dans les choses. Il doit admininislrer les choses qui assurent la circulation, qui assurent la sécurité: voilà son devoir.

Mais quand je dis qu'il doit cesser de gouverner pour administrer, cela ne veut pas dire qu'au fur et à mesure que sa capacité gouvernementale diminuera, sa capacité administrative doive augmenter.

Loin de là, il ne doit faire qu'un minimum de choses, seulement il doit les faire bien, tandis que, an contraire, beaucoup de personnes veulent que rÉtat fasse tout; mais si l'une d'elle arrive au pouvoir, elle tf ose rien faire. « Qui trop embrasse malétreint: » c'est là un vieux proverbe. Il en est exactement de môme pour l'Etat que pour les individus. Il ne s'agit pas, pour un Etat, de vouloir tout faire : il s'agit de faire bien ce qu'il doit faire. J'en parle avec l'autorité que donne une expérience personnelle déjà longue : en général, TEtat fait mal ce qu'il fait, parce que jamais le but qu'il poursuit, il ne peut le poursuivre pour luimême : il y a toujours une foule de coefficients multiples qui viennent entraver son action, et, d'ici longtemps, nous pouvons prévoir que ces coefficienls ne disparaîtront pas. 11 est obligé de tenir

compte de préjugés souvent contradictoires d'intérêts opposés; il est obligé de tenir compte des variations de Topinion publique dont il relève plus ou moins, même quand il est un despote, et, par conséquent, rarement il fait la chose qu'il fait pour la chose elle-même.

L'Etat, qu'il vaut mieux appeler par le nom de l'organe qui le représente, le gouvernement a un devoir positif et un devoir négatif :

Voici le devoir positif: l'État doit administrer les intérêts communs qui ne peuvent être divisés sans être détruits, comme la sécurité extérieure et intérieure.

Voici le devoir négatif de l'Etat: il ne doit faire que ce que l'initiative privée est incapable de réaliser, et il ne doit le faire que dans l'intérêt de tous. Il ne doit se livrer à aucune entreprise pouvant donner un gain.

Je crois que, bien loin d'augmenter les attributions de l'État, nous devons nous attacher à l'enfermer strictement dans ces deux devoirs.

Quel est le rôle de l'Etat au point de vue du contrat ? Nous voyons une législation qui, à tout instant, fait intervenir TÉlat dans le contrat; Tintervention de l'Etat dans le contrat d'échange : c'est le protectionnisme ; l'intervention de l'Etat dans le contrat de travail : c'est le socialisme.

Il n'y a pas de conception plus rétrograde, puisqu'au début de l'humanité, il n'y avait pas de contrat, parce qu'il n'y avait que l'ordre du chef de

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la tribu ou de l'Etat. Au fur et à mesure que nous avons vu l'humanité se développer, nous avons vu se produire ce phénomène que Sumner Maine a.

résumé dans ces mots : la substitution du contrai aux arrangements d'autorité.

Par conséquent, toute mesure qui a pour but de restreindre la liberté des contractants, de la soumettre à l'intervention de l'Etat, est une mesure régressive. Le rôle de l'État est de respecter la liberté du débat, il n'a à intervenir que pour assurer la sécurité du contrat.

La loi ne diminue pas notre puissance d'action: voilà le principe auquel nous devons nous attacher ; elle l'augmente en nous donnant la sécurité de l'action. L'État, en un mot, ne doit pas dire aux gens : « Travaille selon mes ordres, et je te récompenserai ; » il doi t dire : « Travaille selon tes vues et je te garantis les résultats de ton travail, j)

On agite beaucoup, en ce moment, la question de décentralisation. 11 faut bien prendre garde de confondre la décentralisation avec la liberté. Il peut y avoir tel tyran de village et telle tyrannie locale ' qui éloulfc comj)l(>tement les individus. Nous en avons vu des exemples en Suisse. Il y en a des

exemples également aux Etats-Unis, et même dans notre France centralisée, nous pouvons voir s'exercer des tyrannies locales. La décentralisation n'est possible qu'à la condition qu'il y ait une Cour suprême comme aux Etats-Unis, qu'il y ait un tribunal fédéral comme en Suisse ; alors, si l'individu est opprimé par un pouvoir local, si un pouvoir local veut empêcher, par exemple, la circulation des produits ; s'il veut empêcher les individus d'aller et de venir, de se déplacer; s'il veut commettre une spoliation contre un individu, sous prétexte d'impôts ou pour tel ou tel autre motif, il faut que cet individu puisse en appeler à un tribunal central, tribunal central qui nous manque, et c'est là, il faut bien le dire, le grand défaut de toutes les Constitutions qui se sont succédé en France depuis 1789.

Je parlais tout à l'heure de la Constitution des États-Unis de 1787. Les principes de 1789 sont analogues aux principes émis par la Constitution de 1787. Les principes de 1789 ne sont pas nés spontanément dans les cerveaux de nos pères ; ils sont le résultat d'expériences séculaires, la protestation contre un état de choses qu'il s'agissait de changer. L'assemblée nationale les a proclaniés, les a mis sur le papier, mais a oublié d'indiquer comment un citoyen à l'égard de qui ces principes seraient violés, aurait la faculté de s'en réclamer. Nous avons reproduit ces principes plusieurs fois ; la Constitution de 1793, la Constitution de l'an III

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empruntent la plupart de ceux de la Constitution de 1791 ; celle de 1848 aussi. L'article 1*' de la Constitution de 18S2 « reconnaît, confirnie et garantit les principes proclamés en 1789, et qui sont la base du droit public des Français » ; mais aucune Constitution française, pas plus la Constitution actuelle que les précédentes, n'a donné de moyens à un citoyen qui a à souffrir d'une loi tyrannique, d'en appeler à un juge quelconque. C'est là une grave lacune, qui permet toutes les tyrannies légales, qu'elles proviennent d'assemblées ou d'autocrates, et laisse l'individu complètement dépourvu de garantie.

Si, en présence de ces caractères de l'évolution humaine, nous plaçons Tidéal socialiste dont je parlais dans le chapitre précédent, que voyonsnous? Nous voyons un idéal qui est en contradiction absolue avec toute l'évolution humaine ; car au contrat librement consenti, il veut substituer les arrangements d'autorité. Dès aujourd'hui où nous sommes encore fort loin de la société socialiste idéale, nous voyons des syndicats se donner pour but Texercice de la tyrannie la plus complète sur chacun de leurs membres ; nous voyons leurs

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groupes actuels confisquer et supprimer complètement l'individu. Au mois de mars 1896, deux députés ont dû donner leur démission pour se soustraire à la tyrannie du groupe allemaniste; il ne fait que mettre en pratique Tidéal socialiste qui est la confiscation de l'individu « au profit de la société, » disent-ils ; mais cette société plus ou moins étendue s'incarnera toujours dans des hommes ; ce seront toujours des hommes avec leurs passions, leurs intérêts opposés, et leurs préjugés qui gouverneront, qui administreront et qui, par conséquent, domineront. La liberté du travail, la formule de Gournay: « Laissez faire, laissez passer! » représentent la production libre et la répartition libre des produits et des services. Quel est, au contraire, ridéal socialiste? C'est la suppression de la liberté de la production et de la répartition ; c'est la production par autorité, c'est la répartition par autorité; c'est le maintien de la tutelle; c'est l'exercice de la loi de famille définie par Herbert Spencer, nécessaire aux mineurs et appliquée aux majeurs. Supposez que nous ramenions à l'unité ces conceptions plus ou moins vagues et que nous disions : — Voilà un individu qui s'arroge le droit d'empêcher de travailler un autre individu ; voilà un autre individu qui ne lui permet de travailler que pendant un certain temps, et, si cet individu veut travailler plus longtemps, il va éteindre sa lampe, le mettre dans l'obscurité, arrêter son métier, le frapper, s'il résiste. Un individu vigoureux et ambitieux veut

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gagner pour satisfaire ses besoins ou ses plaisirs, veut se donner de la peine pour avoir un salaire plus considérable. Un autre individu arrive et lui dit : « Toi, je trouve que tu travailles trop et que tu gagnes trop ! » Et il lui prend une partie de son salaire dans sa poche. Cette série d'actes individuels vous révoltent : vous prendrez la défense du spolié, spolié au point de vue du travail, spolié au point de vue du salaire, contre son spoliateur. Mais que sont toutes les combinaisons qu'on appelle des lois ouvrières et des lois sociales, que sont toutes les combinaisons socialistes que Ton nous propose et que certaines personnes votent? Mais c'est tout simplement Faction qui vous révolte quand elle est le fait d'un individu devenue l'action des pouvoirs publics. Ce criminel devient un agent de l'autorité; son rôle consiste à empocher le voisin de faire ce qu'il lui convient. Parce que cette violence s'appelle une loi, elle n'en est pas moins inique. Ceux qui osent dire que cette tyrannie représente un progrès et non une régression se paient de mots et ne se rendent pas compte des faits.

A tout instant, nous entendons des gens, ayant les meilleures intentions, répéter: « Que faire? que

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faire? » Il y a tout d'abord à ne rien faire sans réflexion. Méfions-nous de cette petite locution que nous entendons se glisser dans la conversation, que nous voyons s'étaler dans les journaux: « Il y a quelque chose à faire! Il faut bien faire quelque chose ! » Je considère avec Buckle que les grandes réformes ont consisté bien plus à défaire quelque chose de vieux qu'à faire quelque chose de nouveau.

Comme critérium des choses qui sont à faire ou à défaire, nous pouvons prendre les règles suivantes :

1° Est nuisible toute institution qui a pour résultat d'aliéner Vindépendance réciproque du salariant et du salarié ou des contractants quelconques et de rendre indéfini et immuable le contrat de travail;

2° Est nuisible toute institution qui a pour objet ou pour résultat de restreindre l'activité intellectuelle ou productive de l'homme;

3° Est pernicieuse toute institution qui a pour objet de protéger un individu ou un groupe contre une concurrence: car elle a pour résultats l'apathie et l'étiolement des intéressés;

4® Est utile toute institution qui a pour objet de développer les aptitudes de l'individu à la lutte pour^ l'existence et sa faculté d'action sur le milieu dans lequel il doit vivre.

Telles sont les quatre règles qui doivent déterminer le caractère des institutions que nous devons établir, conserver ou détruire.

Il y a une foule de gens qui sont admirablement disposés et qui voudraient bien faire quelque chose, et qui croient combattre le socialisme en l'insinuant à doses homéopathiques dans la législation; et qui sont pleins de bonne volonté, qui prêchent beaucoup le devoir présent... je leur dis : « Vous avez d'excellentes intentions, à coup sûr, mais vous êtes extrêmement dangereux, et vous faites exactement le contraire de ce que vous devriez faire. Les hommes, les sociétés ne se mènent que par de grands principes très nettement affirmés. Il ne s'agit pas de donner de petits remèdes plus ou moins anodins et émollients. Il faut savoir où on va; il faut que chacun se donne un idéal. Il faut savoir si nous avons un idéal individualiste ou si nous avons un idéal socialiste ; il faut que la séparation soit très nettement établie.

« Oui, vous avez les meilleures intentions du monde, mais ce sont les généraux et les soldats qui gagnent les batailles ; ce ne sont pas les ambulanciers. Le soin de relever les blessés est laissé aux non combattants. Les vigoureux et les vaillants doivent combattre pour la justice, et la justice est la charité suprême: car elle a pour but de sub-

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stituer sa certitude aux hasards de la pitié et de la philanthropie. En détruisant une mauvaise loi, une organisation vicieuse, on fait plus pour Thumanité qu'en apportant des secours à ceux qui en sont victimes: car, si les secours peuvent soulager des misères individuelles, ils laissent debout, quand ils ne contribuent pas à l'entretenir, Tétat de choses qui les a provoquées. Aujourd'hui, il s'agit de préserver la génération présente et les générations futures de la spoliation et de la tyrannie, de sauvegarder les principes qui ont présidé au progrès de r humanité et d'en rendre l'application plus solide et plus étendue. C'est là la grande œuvre que nous avons à faire avec d'autant plus d'énergie que ceux qui les menacent sont plus ignorants, sont plus violents et ont moins de scrupules. Voilà l'œuvre à laquelle nous devons nous attacher sans sensiblerie, sans faux attendrissements et avec une résolution proportionnée à sa grandeur.»

Au point de vue politique, aussi bien qu'au point de vue économique, ce qui importe, c'est de maintenir les principes de liberté, y compris la liberté du travail et de dégager la circulation de toutes les entraves fiscales ou protectionnistes qui existcnl.

Au point de vue fiscal, tout d'abord, il y aà diminuer le plus possible les attributions de TEtal. Chaque fois que vous les augmentez, vous pouvez être sûrs qu'il y a une dépense correspondante. L'Etat est un très gros mangeur qui dépense actuellement plus de 3 milliards 500 millions. Sont-ils tous bien employés? Mais ceux mêmes qui préconisent le plus énergiquement l'intervention de rÉtat en tout et pour tout, sont ceux qui ne cessent d'attaquer plus ou moins violemment, plus ou moins injustement tous les gouvernants, tous les administrateurs, tous les hommes qui appartiennent aux fonctions publiques de près ou de loin. Par une singulière contradiction, au fur et à mesure que ces hommes demandent une extension des attributions de l'Etat, ils attaquent avec plus d'acharnement et de passion les individus qui sont chargés d'administrer et de gouverner l'Etat. A coup sûr, si les attributions de TElat étaient augmentées selon leurs désirs, s'il intervenait dans toutes les actions de la vie économique du pays, ces accusations se multiplieraient: car, le plus souvent, elles proviennent de ce que rÉtat, à tort ou à raison, a une ingérence quelconque dans des intérêts économiques.

Au point de vue fiscal, la première question c'est de laisser à la disposition de chaque individu la plus grande somme possible. Tous les contribuables ont le même idéal : c'est de payer le moins possible. L'indifférent aux questions gêné-

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raies, rhomme qui déclare ne pas vouloir s'occuper de politique, le prodigue de promesses et de générosités « sociales » dit :

— Peu m'importe la quotité des impôts, pourvu que ce sait le voisin qui les paye.

Nous, nous disons :

Minimum d'impôt, minimum d'attributions de r État ; gouvernement au minimum^ administration au minimum.

Maintenant, une autre question: Timpôt, comme l'avaient établi la déclaration des Droits de Thomme de 1789, la constitution de 1791, ne doit être jamais prélevé que pour des services publics. Jean-Baptiste Say dit : on ne doit payer fimpôt qu'à l'État, On ne doit pas le payer à tel ou tel propriétaire pour qu'il s'en fasse des revenus ; on ne doit pas le payer à tel ou tel fabricant pour qu'il fasse des bénéfices ; on ne doit pas le payer à tel ou tel groupe ou à tel ou tel individu pour qu'il se fasse des rentes et pour qu'il vive à ne rien faire, tandis que les autres travailleront pour assurer sa subsistance. Des législateurs sont animés de bonnes ou de mauvaises intentions, d'ambition ou de générosité, d'une belle ardeur pour toutes sortes d'améliorations, peu importe ! Un Américain, M. Graham Sumner, leur a rappelé que tous négligeaient quelqu'un, ce quelqu'un... c'est rhomme oublié ; c'est le contribuable ; c'est celui qui ne dit rien ; c'est celui qui paie toujours ; c'est celui qu'on charge ; c'est le plus intéressant

parce qu'il est tout le monde. Dans Tœuvre législative, il faut toujours se souvenir de « rhomme oublié ! »

L'impôt ne doit jamais être perçu que pour des services publics et, par cela même j'arrive à cette règle générale de la politique que je préconise : Si un gouvernement est Texpression d'un parti, il n'en a pas moins pour devoir de gouverner dans l'intérêt général, et d'assurer la justice à tous.

Toutes les démonstrations faites ont abouti à montrer le développement de la civilisation de rechange et à déterminer les divers procédés employés par l'humanité pour se procurer le ??iaxi' 7/iiwi d'utilité avec le minhnwn d'effort. Mais certaines personnes, retournantcette question de l'économie de l'effort contre les économistes, disent; « L'économie politique a fait faillite. » C'est une mode de parler de faillite : la science et l'industrie ont fait faillite, on l'a dit et on l'a répété, et pourquoi? Parce que l'humanité travaille plus qu'elle n'a jamais travaillé; et que, dans les civilisations développées, « ni la science, ni l'industrie n'ont assuré les douceurs de la paresse. » Mais assurer la paresse, ce n'est pas là le moins du monde le

L*ÉV0LUTI0N ET LA REGRESSION ECONOMIQUES 311

rôle ni de la science, ni de Tinduslrie, ni de la science économique. Ce qu'elles offrent à chacun, ce sont des moyens d'obtenir le maximum d'effet avec le minimum d'effort; ce qu'elles donnent, c'est le moyen d'augmenter notre puissance, mais non pas au profit de notre paresse.

Voilà précisément où se trouve en contradiction ridéal socialiste et l'idéal individualiste. L'idéal socialiste, c'est l'idéal de la tortue ; tout bon socialiste demande une carapace à l'abri de laquelle il sera bien tranquille, il recevra la pâture tous les jours. On lui dit de remplacer Teffort économique par l'effort politique et, en échange de son bulletin de vote, il recevra la manne quotidienne, il entrera dans la terre promise et jouira de toutes les délices d'un paradis terrestre.

Au contraire, les économistes déclarent à l'homme que le devoir de l'Etat ce n'est pas de lui assurer du bonheur ; ce n'est pas de lui donner toutes sortes de satisfactions sans qu'il fasse d'efforts. Législateurs et gouvernants ne doivent avoir qu'une préoccupation : lui assurer la liberté et la sécurité du milieu dans lequel il agit. Fais les efforts que lu voudras, et tu pourras jouir en sécurité de ce que tu gagneras. Ce que nous cherchons, c'est le moyen de ne pas contrarier tes efforts. Cet idéal, c'est un idéal d'énergie, c'est.un idéal de travail, et nous comprenons parfaitement que cet idéal soit beaucoup moins séduisant que l'idéal de paresse que leurs flatteurs et leurs courtisans présentent aux foules. Notre

312 l.'tCONOlllE DE 1,'EFFORT

itii'al. i-'i'st iiii idral dVxpansion : « Aj l(»|)|)o/,-vuiis, lullfz coiilre toiitos les ( <|iii pcuvcnl siï [iroiluire, d'où qn'elli (Ir'frniloz-vous dans la vie, travaillez, vous. i>

Au cnnlraire, Rocialistcs, protcctionn 11 Ndus vuiis garantissons toulcs sorte* tiim ; » l't, Ii's souialisles logiques pr donner à ceux ijui les suivent co que 1( gagné pur ieui's cil'orts. Ils exploiter Irnvic, la jalousie, toutes les mauvais ils disent à leurs dupes que toiites le»

viennent de co que les autres les vol richissent à leurs dépens; au lieu d" loi en soi-même et d'action, ils présenti un idéal de j)aressp, de résignation, de d'espoir dans la tutelle d'nn supérieur C'est un idéal de dépression et d'envie

Celte manitre de comprendrcleminin c'est le maximum de despotisme, c'i mnm de guerres, c'estle niaximuui de c'est le maximum d'anarehie et c'est 1 de destruction. Notre idéal, à nous, ( initiii t/e jirijiJiirlioii et il'rffH iitik rivet

Pages.

1. L'impopularité des Économistes. — Pas de panacées. — Alchimistes et chimistes. — L'Économie politique et les faits. 1. — IL L'économie politique est une science. 3. — III. La formule de Gournay est le résultat de l'expérience. 3. — IV. Généralisations a priori. Bastiat. 4. — V. La loi de Malthus et les faits. — Progrès do la richesse et de la population en France et aux États-Unis. 5. — VI. La loi de Ricardo sur la rente. — Elle est démentie par les faits. 8. — VII. Utilité des généralisations môme erronnées. 11. — VIII. La méthode historique allemande. — Les Catheder socialislen. 12. — IX. L'Économie politique nationale, c'est l'économie arbitraire. — Y a-t-il une pesanteur nationale ? — Application des lois économiques par ceux qui les nient. 13. — X. Les protectionnistes. 14. — XI. Les socialistes.

— Proudhon. — Lassalle. — La loi d'airain des salaires. 16. — XII. Les métaphores économiques. 18. — XIII. La science économique et la morale. — L'égoisme et l'altruisme. — Tout désir, bon ou mauvais, constitue un besoin. 19. — XIV. La science économique est en dehors de toute conception théologique ou métaphysique. 22. — XV. La science économique n'est pas seulement descriptive. 22. — XVI. L'empirisme et la science. — Utilité de la science. -— Ses caractères. — Les compétents et les incompétents. — Définition de la loi naturelle.

— Définition de la science économique. — Définition des termes : richesse, propriété et capital. 23,

Chap. II. — L'échange 31

I. Caractère de l'invention. — La recherche du moindre effort. 31. — II. L'échange. — N'existe pas chez les peuples primitifs. —Le groupe féodal se suffit â lui-môme. — Les clients. — L'échange à l'extérieur du groupe. — L'échange par la force représente le maximum d'effort. — Le progrès consiste à transformer l'ennemi en client. — L'échange est le propre de l'homme. 33. — III. Civilisation de l'échange. Les Phéniciens. — Les Athéniens. — Civilisation guerrière : Rome. 38. — IV. Le moyen âge. — Les républiques commerçantes. — Elles fondent le droit commercial. — Elles assurent la circulation. 41. — V. La découverte de l'Amérique. — Causes de la ruine de l'Espagne. ^— Les colonies considérées comme ne devant procurer que des

314 TAnLË DES MATIERES

iiH'taiix priVii-nx. — L-^ comm«^rci.' <!•• Cadix. — Les Portugais. — (loiiiiiuiçniifs : inonn]»oli'S ]>oliti4ii''s vn mi>ni<' temps que commerciaux.

— Le pactt» colonial. — L'Anglfiern». — Pas un fer de cheval. — I)i^velnppomi'ni «lu comniiTce do l'Ami^riquo du Nord ot des colonii's. 13. — VI. Le systiMiie m«'rrantilc. — Défense d^exporter en Anjcloierri' unf brebis sous peine <li' mort. — Défense d'exporter <!••» machines jusqu'en lsi:j. — Tht^orie de Charles IX. 47. — VIL L'éehanpe. maniérf d'aequfrir la propriété. — La ^crre est une industri«* ({iii ne i>aye plus s«*s frais. — I A-change est en rapport avec le dëvi-li)[ipi'mi-ni de la civilisation. — La civilisation moderne est la civilisation di* rechange. — Lfs tentatives de régression. — Nécessié di' comparer nos ai-ies actu«*ls à ceux du passé. 19. — VIII. L'intervention éc<m<)mi<iue du gouvernement a toujours eu pour résultai iVnuijnwnler l'effort qne le commerce a pour but de diminuer. 5L

Chap. II L — Trois entités. — La propriété, le capital, le travail

I. Tout échanp' implique propriété. — La notion de propriété dans les civilisations primitives. — L'humanité est alL't du communisme à la propriété pers^onnelle. 51. — II. La première propriété est celle de l'alimeni. — Puis vient cirlle des objets mobiliers. — Propriété de territoires de parcours et de chasse. — Les peuplades de l'Amérique du Nord. — La culture embryonnaire. — Les peuples pasteurs. — L'Arabe ot le Khummés. — L'ayrlcuUeur tend â s'émanciper de la propriété volleclive et à constituer la propriété imlividuelle. 55. — III. La propriété de l'eau. — L'I^gypte aménagée par le souverain. — Cependant le r«*girn<' n'est pas communiste. — Civilisation communiste du Pérou.

— Alloiemenis individuels. ÔS. — IV. Démembrement do la propriéi*' commun»'. — Israël. — Sparte. — Les Arabes. 61. — V. La consolidation de la propriiHi'. — Le matriarchat. — Droit d'ainesse.

— La communaui"' de famille «lans l'Inde. — Mir russe. — Les individus s'en «•man<*ip«'nt. (IL\ — VI. l*ropriété individuelle en Grèce et à Rome. — L«' r<sin*(i «lu Terme. — La Révolution de Solon. — Rome. — L«'s lois agraires. (),'}. — VII. La Féodalité : confusion de la souveraineté et <le la i)ro]»riété. — Les trois importations barbares.

— La terre ni achetable ni vendable. — L'homme est lié au sol. — (Civilisation dlinmobllisanon. — La division de la propriété. 05. —

VIII. La Révolution «t la propriété. — Libération de la propriété des servitudes fé0(lal<'S. — R<'Si)e.M «|e la pnqiriété. — Caractère de la i;onfis«ati(Ui (h'S biens du clerjfé, de h» couronne et des émigrés. — l^artaîre d<'S biens communaux. — Expéri«'n<,"' décisive. 00. —

IX. Lvoluti<»n de la iiro[)rlété : du communisme à la propriété indi- \iduell('. 71. — X. Propriété imm(»hilière. — La garantie des propriétaires. — Le litre (lu propriétaire. — L'a morceau de papier. — l'ro<rrès : séjiamlinn de iliomme cl de lu chose. — La ])ropriété mobilière.

— Les compagnies à responsabilité limitée. 7"-^ — XI. Le capital. — La t'-rre est un ca])ital. — Le rôle du capital. — Le iirotjrrs économique consiste à vtiliscr les efforts rènlisès pour diminuer les efforts futurs. — Le cai)ital d'une voie de chemin de fer. — L'amortissement. — Le capital est une avance. 7Ô. — XII. Le travail. — Le travail servilc.

Pages.

1. L'impopularité des Économistes. — Pas de panacées. — Alchimistes et chimistes. — L'Économie politique et les faits. 1. — H. L'économie politique est une science. 3. — IIL La formule de Gournay est le résultat de l'expérience. 3. — IV. Généralisations a priori, Bastiat. 4. — V. La loi de Malthus et les faits. — Progrès de la richesse et de la population en France et aux États-Unis. 5. — VI. La loi de Ricardo sur la rente. — Elle est démentie par les faits. 8. — VII. Utilité des généralisations môme erronnées. IL — VIII. La méthode historique allemande. — Les Catheder socialislen. 12. — IX. L'Économie politique nationale, c'est l'économie arbitraire. — Y a-t-il une pesanteur nationale ? — Application des lois économiques par ceux qui les nient. 13. — X. Les protectionnistes. 14. — XI. Les socialistes.

— Proudhon.— Lassalle. — La loi d'airain des salaires. 16. — XII. Les métaphores économiques. 18. — XIII. La science économique et la morale. — L'égolsme et l'altruisme. — Tout désir, bon ou mauvais, constitue un besoin. 19. — XIV. La science économique est en dehors de toute conception théologique ou métaphysique. 22. — XV. La science économique n'est pas seulement descriptive. 22. — XVI. L'empirisme et la science. — Utilité de la science. — Ses caractères. — Les compétents et les incompétents. — Définition de la loi naturelle.

— Définition de la science économique. — Définition des termes : richesse, propriété et capital. 23,

Ghap. II. — L'échange 31

I. Caractère de l'inventiçn. — La recherche du moindre effort. 31. — II. L'échange. — N'existe pas chez les peuples primitifs. — Le groupe féodal se suffit â lui-même. — Les clients. — L'échange à l'extérieur du groupe. — L'échange par la force représente le maximum d'effort. — Le progrès consiste à transformer l'ennemi en client. — L'échange est le propre de l'homme. 33. — III. Civilisation de l'échange. Les Phéniciens. — Les Athéniens. — Civilisation guerrière : Rome. 38. — IV. Le moyen âge. — Les républiques commerçantes. — Elles fondent le droit commercial. — Elles assurent la circulation. 41. — V. La découverte de l'Amérique. — Causes de la ruine de l'Espagne. ^— Les colonies considérées comme ne devant procurer que des

l'kconcmiie de l'effort. 27

314 TAnLE DES MATIÈRES

mt^tuiix jinVioux. — Lo coinni»^ro<' de Cadix. — I^es Portugais (loiniiagnicii : monopoles poIiti<iu«.>s on même temps que commercis

— Le pacto colonial. — I/Angleterre. — Pas un fer de chovul Dj^velopponn'nt du cominiTCo do l'Ami^riquo du Nord et des c nio». m. — VI. Le système mercantile. — Défense d'exporter Anjcleti'rre une brebis sous peine de mort. — Défense ilVxpo] lies machines jusquVn ISW. — Théorie de Charles IX. il. — \ L'éehange, manière d'acquérir la propriété. — La guerre est une ind trie qui ne pay»» plus ses frais. — L'échange est en rapport ave dévelopyii-mt'iit d«' la civilisation. — La civilisation moderne es civilisation île l'échange. — Les tentatives do régression. — Néce? de <;onii)arer nos aetcs actuels à ceux du passé, iî). — VIII. L'in' vent ion économique du gouvernement a toujours eu pour rcsu d'mnjnti'ntfr l'effort que le commerce a pour but de diminuer. 51.

CiiAP. II L — Trois entités. — La propriété, le capital, travail

I.Tout éehange implique propriété. —La notion de propriété d; les civilisations primitivi'S. — L'humanité est allée du communisme i propriété personnelle. 51. — II. La première propriété est celle de V

' ment. — Puis vient celle des objets mobiliers. — Propriété de tei

tniri's de jiarcours et de cliasse. — Les peuplades de l'Amérique Nonl. — La culture embryonnaire. — Les peuples pasteurs.

! L'Arabe et h* Khammès. — L'agriculteur tend â s'émanciper de la propr

collective et à constituer la propriété individuelle. 55. — III. La propri

j. ' de l'i'au. — I/ftgj'pte aménagée par le souverain. — Cependant

I régime n'est pas communiste. — Civilisation communiste du Pér

— Allotemenis individuels. 5.S. — IV. Démembrement do la p l)riéié commune. — Israél. — Sparte. — Les Arabes. 6L — V. «•onsolidaiion de la propri «M é. — Le matriarchat. — Droit d'aine£

— La <M>mniunaulé d«' famill«î <lans l'Inde. — Mir russe. — ] ; individus s'en émancipent. (u\ — VI. Propriété individuelle en Gr ! et à Rome. — Le resix'cl du Terme. — I.a Révolution de Solon. ! Rome. — Les lois agraires. (IIJ. — \'II. La Féodalité : confusion d* ' souveraineté et de la pr()]»riété. — Les trois importations barbai !. — L:i terr«' ni achetable ni vendable. — L'homme est lié au sol. '. Civilisation d'inimobilisaiion. — La division <Ie la i)ropriété. (m.

VIII. La Ri'Vdhiiion ei la proitriéië. — Libération de la propriété < servitudes fèodali's. — Respeei de la pnqtriéié. — Caractère de

' eonti>«-ation des hii'ns du clergé, «le la eounmne et des émigrés.

I Partap' <les biens communaux. — Kxpérience décisive. Ob*.

IX. Kvdluiion de la i)r<)[>riété : du communisme à la propriété in vidui'lle. 71. -- X. Projjriété immobilière. — La garanti*? d«'S propi

I taires. -■■ Le titre du i)r«>priètaire. — Tu morc'au de papi«'r.

J'rogiès : séiiurntinn de l'hcmme et de ta chose. — La propriété mobiliè

— Les couipagiiies à respnnsnbiliié limitée. 7»*. — XL Le capital. La teiTi' est un capital. — Le rôle du capital. — Le progrès économit consiste n utiliser les efforts rénlisès pour diminuer les efforts futurs. Le cai)ital d'une voie d«' ehemin de fer. — L'amortissement. — capital est une avance. 7ô, — XH. Le travail. — Le travail serv

L'homme n'a cessé de s'efforcer de jouir de la propriété personnelle de ses forces de manière à pouvoir en échanger les produits. — Les corporations.

— La Révolution a proclamé la liberté du travail. — Le contrat do travail est assimilé aux autres contrats. 77. — XI IL Le travail et le capital. — Le travail n'est pas une marchandise. — Ce sont les résultats du travail qui donnent lieu à des échanges. — Le manœuvre et la machine à vapeur. — Ce n'est pas le capital qui rémunère le travail. — Le capital ne fait que l'avance du salaire. — C'est le consommateur qui paye le salaire. — C'est cet être mystérieux qui règle les prix et les salaires. 79. — - XIV. Conclusion. 81.

Chap. IY. — Les instruments d'échange : la monnaie, le

crédit 83

I. Le terme monnaie. — Confusions qu'il provoque. — La banque d'échange de Proudhon. — Exchange and Mort. — Préjugés. — « Money Market ». — Économie de la monnaie. — Elle est un instrument indispensable. 84. — II. Évolution de la monnaie. — Le troc. — Qualités indispensables à la monnaie. — La monnaie est un commun dénominateur de valeurs. — La monnaie est un véhicule de valeurs.

— Définition d'Aristote. — Altérations de la monnaie. — Philippe le Bel. — Jean le Bon. — Nicole Oresme. — Théorie de la bonne monnaie. — La loi de Gresham. — La mauvaise monnaie chasse la bonne. 87. — III. Le prix. — Caractère d'un étalon. — La monnaie ne Ta pas. — Elle n'est pas fixe. — Ce mot étalon monétaire est un terme inexact. — On appelle étalon monétaire la monnaie qui a un pouvoir libératoire absolu à l'égard de l'État et des particuliers. — Le prix est la fixation en monnaie de la valeur de certaines utilités. 92. — IV. Le double étalon. — Le rapport de 15 1/2. — Valeur relative de l'or et de l'argent. — La valeur de l'argent n'a cessé de baisser. — Tableau de la production de l'or et de l'argent. — Causes de la baisse de l'argent. — L'humanité n'a cessé de chercher une monnaie renfermant une plus grande valeur sous un plus petit poids et un plus petit volume. — Les bimétallistes reconnaissent eux-mêmes que l'argent est une monnaie hors d'usage chez les peuples riches. 94. — V. Un préjugé. — Baisse ou h&usse des capitaux relativement à l'or et à l'argent. — Le prix du blé aurait dû augmenter. 100. — VI. Ce n'est pas le prix de la production des métaux précieux qui fixe leur valeur. 101. — VII. Les assignats de papier et les assignats d'argent. — Expériences des États-Unis. — Les campagnes bimétallistes. — Les illusions des bimétallistes. — Réponses de l'Angleterre. — La loi positive ne peut pas établir un rapport fixe entre deux valeurs variables. — Ce n'est pas la loi qui détermine la valeur des métaux en lingots, c'est la valeur des métaux en lingots qui détermine la valeur de la monnaie. 102. — VIII. Autres moyens d'alléger les moyens d'échange. — La Banque. — Elle sert d'abord à garantir la bonne monnaie. — La lettre de change. — Le crédit. — Le crédit peut augmenter les capitaux existants. — Il augmente surtout le pouvoir productif des capitaux. — Le crédit gagne sur le temps. — Le taux du profit d'après Macleod. — Les opérations des grandes maisons de nouveautés. — Avantage à travailler à crédit. — Pour les maisons ayant des capitaux disponibles, le taux du profit

ropr<*8onte IVoonomie de Tescompte. — Le crédit est le capital de l'avenir. — Le rôle des financiers. — La circulation d'un pays est d'autant plus développée que l'usage de la monnaie y est plus restreint relativement an chiffre de ses affaires. — Angleterre. — Commerce extérieur. — États- Unis. — L«8 virements. — Les Clearing houses. 107. — IX. Le taux de l'intérêt. — Proudhon et la gratuité du crédit. — Les trois éléments de rintérèt. — Causes de baisse. — Avantages de la baisse do l'intérêt. 116.

Chap. V. — Capitaux fixes et Capitaux circulants. Leur valeur relative m

l.Los capitaux fixes et les capitaux circulants. — Définition d'Adam Smith. 120. — II. La vraie définition. — Le capital fixe est l'instrument de travail. — Le capital circulant est la matière première et le produit. — ^numération des capitaux fixes et des capitaux circulants. — La table, le morceau de sucre. — La monnaie. 123. — III. Conséquences. — L'outil. — Économie de l'effort. — L'homme, le cheval, le chevalvapeur. — L'effet produit. — L'effort est productif d'utilité en raison de la puissance de l'outil. — L'outil, une fois produit, peut être reproduit indéfiniment et sert, lui-même, soit directement, soit indirectement, à sa reproduction. — La consommation des capitaux circulants est en raison inverse de ta puissance de l'outil. — Les machines à vapeur. — La verrerie. — Le progrès économique consiste à obtenir le rapport inverse TQaximum entre ta consommation des capitaux circulants et le rendement des capitaux fixes. 129.

— IV. Les capitaux circulants ont une tendance constante d se convertir en capitaux fixes. 135. — V. Question de J.-B. Say. — Le défi de Proudhon. — II. Passy. — Bastiat. — On estime la richesse d'après la valeur. — Le capital fixe. — L'effort est productif d'utilité en raison de la puissance de l'outil. — Donc les capitaux circulants sont produits avec un moindre (effort. — Par conséquent, à plus bas prix. — La valeur des capitaux circulants est en raison inverse de la puissance des capitaux fixes. — La conspiration universelle. — Le progrès économique consiste dans la diminution du prix des unités des capitaux circulants et dans l'augmentation de leur valeur globale. — La richesse d'une nation est en raison directe de la valeur de ses capitaux fixes et en raison inverse de la valeur des unités de ses capitaux circulants. 136. — VI. Objections. — Ce n'est pas le désir de consommer qui fait défaut, c'est le pouvoir de consommer. — La théorie des débouchés. — Les organisateurs de la surproduction. 14G. — VII. Conclusion. 151. — VIII. L'homme, au point de vue économique, est un capital fixe. — La valeur de l'homme augmente avec la puissance de l'outil. — Diligences et chemins de fer. — Le métier d'Arkwright et les ouvriers du coton.

— Explication de J.-B. Say. — La valeur de l'homme est en raison de l'abondance des capitaux circulants. — Causes de l'élévation des salaires.

— Conclusion. 152.

Chap. VI. — Valeur relative des capitaux fixes et des capitaux circulants 151

I. La statistique. — L«'S chiffres ne présentent pas une vérité absolue. — Approximations successives. — Les grands nombres. IGO. —

II. La valeur de l'hectare de terre en France. — 1789. — 1883. — Augmentation absolue du capital, augmentation absolue et diminution relative du revenu. — Propriétés bâties. — Augmentation absolue du capital et du revenu. — La richesse d'un pays se mesure à la valeur de ses capitaux fixes. — Augmentation de la valeur des immeubles constatée par les mutsktions par décès. — Danger des impôts qui peuvent en abaisser la valeur. 162. — III. Les immeubles ont augmenté de valeur depuis la démonétisation de l'argent en . Alletoagne. 169. — IV. Diminution de prix des capitaux circulants.

— Motifs. — Fer et acier. — Une des causes de l'augmentation de valeur des capitaux fixes résulte de la diminution du prix de revient des capitaux circulants et de l'augmentation de leur quotité. — Économie de l'effort. — Produits chimiques. — Valeurs provisoires et valeurs de douanes.

— Baisse depuis 1885 d'après l'administration des douanes. 170. — V. Angleterre. — Revenus des immeubles constatés par Vincome tax.

— Propriété non bâtie et bâtie. — Les index-numbers de VEconomist.

— Les prix 1845-50 comparés à ceux du 1" janvier 1896. — Objets dont les prix ont augmenté et objets dont les prix ont baissé. — La production des métaux précieux n'a pas eu d'influence. — Les indexnumbers de M. Sauerbreck. — Prix moyen de chaque .année et moyennes décennales. — Arbitraire des moyennes décennales. — Causes des variations des prix. — Révolutions, guerres, papiermonnaie. — Développement des moyens de production. — Diminution de l'influence des métaux précieux sur les prix. 175. —VI. États- Unis. — Opinion analogue de M. Schoenhof. — La mauvaise monnaie ne produit pas une augmentation des prix, mais elle a unmoindre pouvoir d'achat. — Augmentation de la valeur des capitaux fixes. — Diminution de prix des capitaux circulants. 182. — VII. Baisse fatale des prix des produits. — Le seul remède : la guerre. 184. — VIII. Nivellement des prix. 185. — IX. La richesse d'un pays est en raison de la baisse des prix des capitaux circulants et de l'augmentation de la valeur des capitaux fixes. 186.

Chap. vu. — Les Aberrations protectionnistes 187

I. L'aberration protectionniste est une survivance. — Adam Smith n'osant rêver l'établissement du libre-échange. — Éliminations successives. — Le libre-échange en Angleterre. — Le protectionnisme à l'intérieur. — Préjugés protectionnistes. — La réciprocité. — Quand vous achetez à un marchand, ce n'est pas pour son utilité, mais pour la vôtre.

— De même quand vous achetez à un autre pays. — En mettant des tarifs de douane pour punir un pays, c'est vous qui vous mettez en pénitence. — Se condamner à une amende à l'État quand on achète & un pays étranger. — Obliger tout salarié à travailler plus pour recevoir moins. 188. — II. Les chiffres de douanes. — Cinq périodes de notre commerce extérieur. — Quantités et valeurs. — Comparer de la houille et des diamants. — Du blé et de la vanille. — Les quantités et les valeurs à l'importation et à l'exportation. — La balance du commerce. — Valeur da la tonne exportée et valeur de la tonne importée. — La France importe des objets d'alimentation et des matières premières : elle exporte des objets manufacturés. — Absurdité du protectionnisme à son égard. — Le vin que nous importons et le

318 TADLE DES MATIERES

vin qne nous exportons. — Les fromages. 194. — III. Développement des exportations en 1895. — Conséquences d'un retour à la liberté en Suisse et aux États-Unis. — Les industries qui en ont profité sont les industries qui protestent contre la protection. — Preuves. 20i.

— IV. Répercussion des droits de douane sur le consommateur. — Diminution du pouvoir d'achat de chacun. — Restriction des débouchés non seulement à l'extérieur, mais à l'intérieur. — Exemples : la Compagnie générale des voiture» et la Compagnie des omnibus. — ?'ifet de la suppression du tarif sur les laines en masse aux États- Unis. î?09. — V. La protection est une augmentation de Tefifort. — Kilo frappe d'atrophie les industries protégées. — Les béquilles de . Colbert. — La boulimie de la protection. — - Le cadenas. — On ne doit d'impôt qu'à l'État. 212.

Chap. VIII. — Des salaires 215

I. Pourquoi le salaire s'élève alors qne les produits baissent de prix. — La prospérité industrielle d'un pays n'est pas en raison da bos tmax des salaires.

— C'est le consommateur qui règle le taux du salaire. — « Réussite d'une grève. » — Erreur de ce terme. — La politique des hauts salaires, c'est la politique des débouchés. — La politique des débouchés, c'est la politique du bon marché. — Le moindre prix, c'est le moindre effort, — Le taux des salaires et l'outillago. 216. — II. L'homme est un capital fixe. — Sa valeur est en raison de sa puissance de production. — Augmentation des salaires. — France. — Dans le département de la Seine. — Industrie de la laine. — Métallurgie. — Slines. — États-Unis. — Belgique. — Rapport des salaires et de la consommation. — Angleterre. 219. — III. Les salaires et le machinisme.— La machine à battre. — Le machinisme provoque une nouvelle demande de maind'œuvre en développant des industries. — Le taux des salaires est en raison directe de la puissance de l'outillage. — Proportion du capital et du travail dans la production. 225. — IV. La rémunt^ration du capital.

— Expression impropr*». — Y substituer : les profits de l'entreprise.

— Les quatre idées de M. Boucicaut. — La qualité de la direction est indépendante du capital. — Le prélèvement du capital dans riUinois. — Industrie en perte. — Part du capital et du travail à Bacalan. — Mines en gain et en perte. — L'affirmation d'un journal socialiste belge et les faits. — La mine de Bonne-Fin â, Liège. — Part de l'exploitation et part du salaire dans l'industrie minière en Belgique. 229. — V. Les oublis dans les calculs des gains. — Les hausses et les ])aisses. — L'amortissement. — L'amortissement do l'industrie métallurgique en Fran(?e. 235. — VI. Les grèves. — Causes d«' stagnation ou de baisse des salaires. — Elles paralysent l'industrie. — Pertes résultant d<'S grèves. — La grève des mineurs. — P<>rtes résultant des grèves aux Etats-Unis. — La loi de l'offre et de la di'mande et le salaire des femmes. — La prétendue protection du travail des femmes, cause d'arrêt dans leur salaire. — Son caractère oppressif. 237.

Chap. IX. Les conceptions socialistes et les faits. . . . 245

T. La prétention du socialisme. — Représenter la ^^n^ocratie. — L'égalité dans la misère. — Les utopistes du communisme. — Nulle

inflnenoo. — Saint-Simon. — L'apothéose de la civilisation économique. — Fourier. — Louis Blanc. — L'organisation du travail. — Naïvetés. — Proudhon. 216. — H. Karl Marx et Bakounine. — Lassalle.. — La loi d'airain des salaires. — Karl Marx. — Le surtravail.

— Le taux de la plus-value. — Capital constant et capital variable.

— Le profit du fabricant. — Les éléments négligés par Karl Marx.

— Sa loi de la valeur n'est qu'une conception subjective, en dehors do toute réalité. — Aveux de Karl Marx et d'Engels. 851. — ÏII. L'exploitation de ces sophismes. — Programme du Havre, 1880. — Le mystère dont les socialistes enveloppent l'avenir. — "Réponse de Bebel. — Bellamy. — M. Richter. — Le socialisme, c'est le communisme. — Déclaration de M. Paul Lafargue. 260. — IV. Caractère régressif du socialisme. — Suppression de la propriété individuelle. — Suppression de l'échange. — Suppression des contrats privés. — Écrasement des forts par les faibles. — Stagnation. — Augmentation de charges. — Écrasement do l'individu. — Substitution de la concurrence politique à la concurrence économique. — Tyrannie socialiste. — - Contradiction : liberté politique, servitude économique. 266. — V. Les moyens de transition. — Benoit Malon.

— Jules Guesde. — Paul Lafargue. — Le socialisme révolutionnaire. 272. — VI. Le socialisme chrétien. — M. Kettcler. — Le chanoine Monfang. — Le programme de M. Ghesnelong. — MM. de Mun et Lafargue. 275. — VII. Législations socialistes. — Les catholiques en Belgique. — Le socialisme tory en Angleterre. — La législation socialiste de M. de Bismarck. — La marche au collectivisme. 277.

— VIII. Contre le socialisme. — Bradlaugh contre Hyndman. — Devoir des libéraux. — Erreur des radicaux. 279.

Chap. X. — L'évolution et la régression économiques. . 281

I. Définition de l'évolution. — La régression. 282. — 11. La division du travail. — L'homogène et l'hétérogène. — Se suffire à soi-même.

— La théorie protectionniste. 284. — III. L'homme primitif esclave de son milieu physique. — Tyrannies des civilisations primitives. — Une nouvelle découverte, une nouvelle invention : c'est le progrès. — Une nouvelle liberté. — C'est le progrès. — Critérium. — Le progrès est en raison directe de l'action de l'homme sur les choses et en raison inverse de l'action coercitive de l'homme sur l'homme. 286. — IV. Du communisme à la propriété individuelle. — Mobilisation de toutes les propriétés. 287. — V. La liberté de la circulation. — M. Menier. — Tout arrêt dans la circulation frappe la production en raison géométrique. 290. — VI. Séparation de l'homme et de la chose. 891.— VII. La société politique a suivi l'évolution de la société commerciale. — Le Bill of Rights. — La constitution des États-Unis de 1787. — Limitation des intérêts mis en commun. — Limitation des droits du congrès par le statut constitutionnel. —La cour suprême. — Le mandat est limité. — La constitution n'est pas une aliénation de droits, mais une délimitation. — Société à responsabilité limitée. 292. — VIII. Qu'appelonsnous dos libertés? — Liberté individuelle. — Liberté de conscience.

— Liberté de penser. — Liberté de la parole et de la presse. — Définitions. — Il y a progrès quand il y a élimination de l'intervention de l'État dans les actes personnels.— Contradiction: liberté politique, ser-

vitttde économique. 294. — IX. L'État doit cesser de gouverner pour adntir nistrer. — D'où viont cette formule. — Ce qu'elle signifie. — Cost une formule économique. 897. — X. Ijimitation de l'action de l'État. — Devoirs pOiitifi et devoirs négatifs de l'État. — L'Ëtat et le contrat. ■— Liberté de Ù discussion ; sécurité de l'exécution. — Substitution du contnU aux arrangements d'autorité. 298, -XI. Décentralisation. — Garanties contre les tyrannies locales. — Les Droits do l'homme. — La garantie qui a toujours manqué. 300. — XII. L'idéal socialiste. -^ Expériences aatuelles. — Idéal de tyrannie et de servitude. — Rame* ner û l'unité. 302. — XIII. Que faire? — La formule do Buckle. — Les quatre régies. 301. — XIV. Le danger de la phîlantropie. — Let combattants et les ambulanciers. — La justice est la charité suprême. 306. — XV. llAporcussion de l'extension des attributions de TËtat sur les contribuables. — Caractère de Timpôt. — Graham Sumncr; l'homme oublié. — Un gouvernement doit gouverner dans l'intérêt général et assurer la justice à tous. 307. — XVI. L^économie de l'eflfort. — Le rôle du savoir n'est pas d'assurer la paresse. — L'idéal socialiste et l'idéal individualiste. — Idéal de paresse et idéal d^énergie. — Politique d'expansion et politique de dépression. — Idéal économique : maximum d'effet utile avec le minimum d'effort. 310.

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