‹ L'économie nouvelleChapitre 33 sur 59 · II. — Régime syndical lmlatéral · texte numérisé non relu

II. — Régime syndical lmlatéral

C'est le régime que nous subissons. Les groupements économiques, réagissant contre l'avilissement des prix du régime précédent, sont tous organisés pour la vente, mais non pour l'achat. La tendance qui se manifeste n'est plus celle du moindre effort, mais celle de la plus grande jouissance ou du plus grand profit. Elle part, non du consommateur, mais de la Maind'œuvre; la Production la subit, et la fait subir au Commerce. Dans la hâte des grèves et en l'absence d'institutions qui la contraignent à prendre une direction utile, elle se manifeste surtout par les majorations de prix de vente. La Main-d'œuvre, subissant les majorations dans le prix de la vie, réclame de nouvelles majorations de salaires, qui déterminent de nouvelles majorations de prix des objets et denrées. Régime de hauts salaires et de gros bénéfices, inutilisés les uns et les autres.

[II. — Régime syndical intégral, ou régime de la contrainte mutuelle, sous le contrôle d'un Etal fort et indépendant.

La tendance au moindre effort part du consommateur. La pression exercée sur le commerce retentit sur la Production, qui la lance d'abord dans la direction de la compression des salaires ; arrêtée, elle tente rex[)loitation de l'Etat ; repoussée, elle fait une tentative dans la direction du commerce à ({ui elle fera parer des plus hauts prix par une tromperie sur la marchandise; rejetée encore, elle revient enfin au cœur de la production et se dirige vers la seule issue libre : le progrès technique. C'est la voie du plus grand effort, où la Production entraine alors la Main-d'œuvre, à qui elle demande une plus grande habileté professionnelle, et le Commerce, à qui elle demande une plus grande activité. C'est le régime des hauts salaires, des grands bénéfices, et des bas prix des objets et denrées; l'épargne est forte ; la capitalisation intense est obligée de s'employer à l'amélioration constante de l'outillage.

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