MORPHOLOGIE COMPAREE DE L’ÉCREVISSE
STRUCTURE ET DÉVELOPPEMENT DE L’ÉCREVISSE COMPARÉS A CEUX DES AUTRES ÊTRES VIVANTS
Jusqu’ici notre attention a été dirigée presque exclusivement sur l’écrevisse commune d’Angleterre, et, sauf qu’elle dépend pour sa subsistance d’autres animaux ou de plantes, nous pourrions avoir ignoré l’existence de tout autre être vivant que cette écrevisse. Mais il est à peine nécessaire de remarquer quedes troupes innombrables d’autres formes. vivantes non seulement occupent les eaux et la terre ferme, mais se pressent jusque dans l’air, et que toutes les écrevisses du monde constituent une fraction à peine appréciable de l’ensemble de sa population vivante.
L’observation vulgaire nous amène à voir que ces innombrables êtres vivants diffèrent sous beaucoup de rapports des choses inanimées, et lorsque nous poussons aussi loin que cela nous est possible à présent l’analyse de ces différences, cette analyse nous montre que tous les êtres vivants ressemblent à l’écrevisse, et diffèrent des choses inanimées, par les mêmes particularités. Ainsi que l’écrevisse, ils s’usent constamment par oxydation et réparent leurs pertes en faisant entrer dans leur substance les matières qui leur servent de nourriture; comme l’écrevisse, ils se forment d’après un type défini de forme extérieure et de structure interne; comme elle encore, ils produisent des germes qui croissent et se développent en prenant les formes caractéristiques de l’adulte. Aucune matière minérale ne se maintient de cette façon, et ne s’accroît de cette manière ;