‹ L'ecrin comedie en trois actes, melee de chantChapitre 15 sur 50 · SCENE XV · texte numérisé non relu

SCENE XV

ÉVEUNE, BOIZARD, M'“ BOIZARD.

M"" noizARi). Vous avez donc laissé Ninetie au jardin ?

RoiZARD. Oui, le grand air.a|irès nn accident... mais ce qu’elle m’a dit, esl-ce vrai? M. le duc de Bois d’Elmay était ici?

M'“" BOl/.AiiD. Tout à l’Iienrc encore.

noiZARD. Ah ! et je n’ai pas su !... vous ne m’aviez pas fait prévenir...

M"*' BOIZARD. Dame ! mi jeune seigneur (pic vous connaissiez à peine , nous disiezvous ce matin.

BOIZARD. En effet , c’est juste, vous avez raison... il n’ya rien dccommuii entre nous... je n’avais rien à lui dire... mais. .. je l'aurais TU.

M"'" ROIZARD. Eh bien I madame , ce qui restait à faire, y a-t-oii réussi?

ÊVELINE, prenant l'icrin sans presque le regarder. ParfaitemenL

M'"' BOIZARD. C'est que voilà mon frère qui craint de manquer le chemin de fer.

ma(;asi» théâtral:

B01ZARI1. En effet , votre tante m’a recommandé d’être au eheâteau <l deux heures. . .

ÉVEUNE. Et , comme Louis XIV, elle n’aime pas à attendre... £ii bien, tenez, vous pouvez partir.

noiZARi), prenant /’ecn». Ali! si j’osais auparavant... une prière...

ÉVEElItE. Quoi donc ?

BOiZAiiD. Vous recevez , je crois , M. le duc de Bois d'EIinay.

ÉVEUNE. Oui... oui... rarement... mais tout à l'heure , je i’ai entrevu ici.

noi/ARD. Il est si bienveillant!., il n’a pas dédaigné, en quelques circonstances, d’adresser des paroles affables à un vieillard obscur.

Eveline. Dont je lui avais dit souvent tout ce que je pense... ma sympathie, ma haute estime.

ROlZABD. Quoi! il se pourrait!... vous lui avez parlé de moi... avec éloRo... oh!

merci, merci, madame! que vous êtes bonne!... Alors, j’ai donc un titre A son souvenir... eh bien I veuillez m’y rappeler... que, si humble que je sois, tous mes efforts, tout mon dévouement lui appartiendront à la première occasion.

ÉVEL1NE. Croyez que si je le vois...

‘ M""' ROiZARi). iMon frère , le cabriolet que Friichet est allé vous chercher entre dans la cour.

ROIZARI). J’y vais... je pars; madame...

adieu, ma sœur...

n sort.

SetNE XVI.

ÉVELINE, M'"' BOlZARD.

U"" BOlZARD. Madame veut-elle maintenant que j'envoie savoir si sa voiture est prête ?

ÊVELKE. .Merci, ma chère dame; M. le duc s’en est chargé.

M"‘* ROIZARI). Jl va donc revenir... Al) !

si j’avais su , j’aurais dit à mon frère.. . et en effet , le voici.

Page 1