SCÈNE II
Les Mf.MES, ROSTOLIV.
HOSTOLI^. Saint à .M“* Buizai I... Khi mais... son beau -frère, l'ancien préreplcnr de mon ami de Coursol.
BOIZARD. Vous remontez loin , monsieur; bientôt trente ans.
RUSTOl.IN. Il en avait quinze alors... il m’a conté cela ; vous étiez le âlentor le plus rigide...
Büizabo. Du rélémaquele plus indocile...
de Coursol, qui m’avait connu donnant des leçons dans son pensionnai , me fil conher l'éducalion du neveu de son mari... mais i en eus bientôt assez , et comme des obliga- Itoiis impérieuses m’attachaient à sa maison , ' j y préférai le poste plus humble de régisseur.
BOSTOl.l?i. Où, dans uu prgcès embrouillé par les avocats, vous avez sauvé la fortune de la lame, i(ue vous avez doublée depuis...
\h ci, où est donc la charmante Minette?...
{l.'iifMircernnI ) Ah !
MNETTE. Monsieur!
RUSTULlM. Kncore plus fraîche qu'à l'ordinaire. Vous avez la bosse de la séductivité !
PRi <;hei*. Qu'esl-ce qu'il y a pour le service de luonsieur ?
ROSTOLlM. Toujours ce butor près d'elle !
FRUCHET. Line commande?
KOSTOLIN. Justement ., une cliente, une danseuse! la situation la plus... Figurez-vous...
BOIZARD. oh ! nous ne demandons pas , ce serait indiscret.
KOSTOLIN. Pourquoi donc... dès que je ne nomme pas?., figurez-v...
HOlZARD. Minette!
NINETTE. Mon oncle !
BOIZARD. Je suis venu à jeun... va donc me faire préparer une lasse de café.
NINETTE. oh I tout de suite.
ClUiort.
.SCF.M-: III.
Les .viëmes, hors MME rTK.
mviZAKD. tons (Kuivez raconter mainleiiant.
iiosxoLtN. Je vous disais donc... un ami à moi , qui . lils de fournisseur, tranche du manpiis-régence , un rustre que la fortune a emiiinanché , un pilier de nos coulisses. . .
BOIZARD. Bref! un jeune lion.
KosToi.lN. Pas des plus jeunes . . un lion entre deux âges et entre deux femmes... la sienne d'abord, et une de nos sylphides, dont la domination est moins légère que la danse. . . car, grâceà certaines armes qu elle s’est inénagée.s contre lui, elle le subjugue, le mène .. un vrai surintendant dc.s corvées; c’est lui qui garde la pelisse pendant le ballet, qui lui présente à la lin du pas le verre d’eau sucrée, et il soit de si près son char, que l’autre jour, ma foi, il a été etiiporlé avc>c elle dans les frises.
ROtZARD. Comment! ilans les frises!
RoaroLlN. Je veux dire au ciel... c’était unrhar dcnnages, vulgairemeotappelégloire.
En causant avec elle, une distraction... il n’avait pas entendu le signal du machiniste.
Air <U la FamttU de CApoiStratre.
Oui, raalsn* rartuRliU* l>e M mi«c contemporain#,