‹ L'ecrin comedie en trois actes, melee de chantChapitre 28 sur 50 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

BOIZARD, COI Il.SOL.

BOIZABD, à part, tuicanl Armand dei yeux. Perdre cet le occasion!... n'importe!... il reste... il sera ici... et chez moi...

cûL'BSOi. , à pari. Il n’y a plus li dire...

n faut que j’aie l'ccrin ce soir même... je dicrchais un moyen ingénieux. .. c'est drôle, je n'ai rien troiiTé. (Haut.) .Mon cher monsieur Boizard , j'ai besoin que vous me rendiez un service.

.. noiZARü. iMoi, monsieur.. . alors parlez... car il faut que j'aclièvc une tournée nécessaire Il la sûreté de votre héritage.

COURSOL. Justement, c'est en ma qualité d’héritier que j'ai recours à tous... et du reste, soyez sûr que ma reconnaissance...

liOlZABt). C'est inutile, monsieur ; jamais le prix que je pouvais attendre d’un senice n’est entré dans les raisons qui me délerminèrent li le rendre ; pourvu que celui-li soit dans la limite de tues devoirs...

cotiRSor.. Dans la limite de vos devoirs...

certainement., dans la limite... un peu large... et comme je n’ai jvas affaire ici., à un esprit... borné.. . car euriii, raisonnons... votre devoir, c'est de m’assurer la fortune de ma tante, .sa fortune tout eiiiièrc...

BOIZARD. D'accord.

IS

COCBSOC Je n’en venx pas dmntage.

BOIZARD. Et si c’est la vigilance d’un fi»

dèle gardien que tous avez ii me recommander , vous pouvez être tranquille.

COURSOL. Vous savez bien cet écrin de ma tante , des améthystes qu'elle Tenait de faire remonter chez votre sœur! naturellement c’est deTcnn ma propriété.

BOIZARD. Comme tout le reste.

COURSOL. Eh bien , pour des raisons majeures... des raisons que je ne peux pas vous dire... Ainsi, prenez que je vous les ai dites; cet écrin , il me le faut aujourd’hui même.

BOIZARD. Vous ignorez qu’il est sous les scellés.

COURSOL. Du tout... mais les scellés...

comme tous en êtes le gardien...

BOIZARD. Monsieur...

COURSOL. Et que vousavoz la clef de cette porte...

BOIZARD. Assez, de grâce...

COURSOL. Mais réfléchissez donc : si c’était tout antre que nun qui vous demandât mou écrin , croyez-vous que je vous engagerais â le lui donner? Du tout... ça ne serait pas proposahlc; je vous considère trop pour ça... mais moi, l’héritier unique...

car je le suis décidément, dérinilivemenL..

regardez plutôt... ces litres, ces actes, qui prouvent qu’aucun autre parent n’existe...

BOIZARD , repoussant de ta main les papiers. Je vous en félicite, monsieur.

couRSOU Je reçois vos félicitations, mais je voudrais en outre...

BOIZARD , avec fermeté. Rien de plus.

COURSOL. Comment I à l'héritier nniqae, universel !

BOIZARD. Demain soit; je n’en connais pas aujourd’hui.

COURSOL. A votre ami, 5 votre élève! (yl part.) C’est ça, prenons-le par les sentiments... {haut) qui veut vous faire douze cents francs de rente...

BOIZARD. .Monsieur, j’ai des cheveux blancs... n'insullez pas uu vieillard.

COCB.SOL. Slais de quoi s’agit-il? d’une siniph: antici|iatiun de quelques heures, ce qu’on ap|)clle un avancement d'hoirie , dont seul au monde j’aurais le droit de me plaindre... et encore... rien n’a été inventorié; ça restera un secret cuire nuus deux; ça ne peut faire de tort â personne.

BOIZARD. Qu’à ma conscience.

COURSOL. Pour une chose si .simple !

BOIZARD. Bien simple en effet ; des rubans appliqués avec un peu de cire à une porte dont j'ai la clef sur umi; vous l’ouvririez, vous replaceriez les scellés avec uu peu d’adresse, cl il n’y pai aiirait i>as.

COURSOL. Justement... nul autre n’ayant intérêt à vérifier...

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