‹ L'ecrin comedie en trois actes, melee de chantChapitre 39 sur 50 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

COERSOL, ROSTOUN, BLANUEÏ, Do-

MESTUJCES.

cofRSOE. Eh bien ! tout le monde levé à

cette heure , quand à peine fl fait encore jour? Que me parle-t-on de scellés brisés, d’écrio disparu... on accuse monsieur Boizard ?

BLANDET. Dara ! monsieur, on ne l'accuse pas précisément, mais ça ne peut être que lui.

r.ODBSOL , à pari. L’oITronté coquin ! je comprcnils... il a fini par réussir... et il veut tout faire retomber sur un autre.

ROSTüUN. Eh bieu ! cela ne m’étonne pas. .. ce monsieur Itoizard avait une certaine bosse de l'acqiiisivité qui m'avait toujours inspiré de la défiance... Mais comment cela est-il donc arrivé?

COI RSOL Oui , oui, Blandet, dites-nooe la vérité... (A part.) Je suis tranquille, qneL que mensonge pour ne |>as nous compromettre.

BLANDET. Voilà ! celte nuit... je veux dire an point du jour... je venais dans le salon, pour...

BOSTOLIN. Eh bien! pour...

m.ANDKT. Pour clicrchcr quelque ebuee que j’avais ouWié.

MAGASIN THÊATRAL.

SO

COUBSOL , à part. Oui , oui , la seconde tentative; il m'a écrit que la première n’avait pas réussi

BLANDET. Qu’cst-ce que je vois? les scellés brisés, la porte ouverte... plus d’écrin...

monsieur Boizard évanoui ou faisant semblant de i’ètrc... un pistolet é scs pieds... peutêtre que , dans ses premiers remords , il a voulu.... peut-être aussi pour le faire ernire; quoi qu’il en soit, j’ai appelé le jardinier et sa femme, refermé devant eux la porte , et en voici la clef que je remets ï monsieur.

COUBSOL. Quel aplomb ! décidément c’est l’ancien valet retrouvé , c’est de la liante comédie.

BLANDET. Du reste, quand il est revenu de son évanouissement , il n’a point cherché !i nous échapper , et a dit qu’il se tenait prêt à subir les conséquences de l’acensation.

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