‹ L'ecrin comedie en trois actes, melee de chantChapitre 40 sur 50 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

Les mêmes , ÉVELINE.

ËTEUNE. De l’accusation! que veut-on dire!

COUBSOL, d part. Au diable Blandet d’avoir poussé les choses jusque-là ! mais le démentir, ce serait avouer ; il vaut mieux par d’autres moyens... (/faut.) C’est bien, cela snlCt.

U fait »igne à DUndet et aux Valets de se retirer.

BOSTOLIN. 11 n’y a plus de doute, la phrénologie triomphe encore ; et le seul , le vrai coupable , c’est monsieur Boizard.

ËVELINE. Monsieur Boizard coupable ! c’est impossible I

COUBSOL. Évelinc... déjà levée!., .je suis désolé que tout ceci ait troublé votre repos , chère amie !

ÉVELINE. Mais répondez- moi... monsieur Boizard...

Am : CVtait Renaud de Montauban.

J’ignore et ne puis pénétrer De quoi prè^ de vous on l'arcuse;

Mais d’avance j’ose assurer Qu’une iioposlurc vous abuse.

Ail! de preuve et de dereitscurs Qu’a»t il bf«oin contre la calomnie?

La preuve e«t dana toute sa vie.

Et sa défense est dans mon emur.

ROSTOLlN. Une calomnie, madame, quand cette porte , dont seul il était gardien , a été ouverte, lorsque cette maguilique parure d’améthystes qui appartenait à votre tante, ne se trouve plus 1

ËVELINE. Cet écrin ! que dites-vous ?

COUR.SOL, (i part. Comme elle est émue I

BOSTOLIN. Lorsque enfin, monsieur Boizard lui-méme ne |>eut répondre à celte acensation...

ÉVELINE. N’imporie, monsieur! le croire

coupable ? (A part. ) Grand Dien I si Armand. . . (.4 ion tnan.) Mais cependant, si ce n’était pas monsieur Boizard.. .

COUBSOL. HeinI est-ce que vous soupçonneriez quelqu'un?

ÉVELINE. Non , non , je ne dis rien... je ne sais pas... mais monsieur Boizard! il faut le voir... ne pas l’abandonner à lui-même!

COUBSOL. L’abandonner, non pas ! nous le verrons !

ÉvELi.NE. oh! à l’instant, à l’instant, monsieur. Quel doit être son désespoir, son accablement !

COUBSOL. Vous le voulez, Evelinc? Eh bien! je vais l’engager à s'éloigner avant l’arrivée du juge de paix, pour que je puisse

ensuite assoupir l'alTairc dans sou intérêt

(n part.) et dans le mien. {Uiiut.) J’aurais voulu parler d'aburd à ce coquin de Blandet; mais, au fait, comuicnçuus par m'assurer de l’hnnnèle homme; c'est jilus long et plus difTidle.

Page 1