BOIZARD , ARMAND
ARMAND. Pourquoi chercher à me retenir, monsieur, quand vous connaissez ma résolution ! je ne saurais trop tût l’exécuter... laissez-moi donc sortir.
noiZARD. Mais y pensez-vous 7 vous flétrir vous-même , vous , désigné pour remplir cette mission dont vous devez rester digue ?
AR.MAND. Avant tout, je dois rester digne du témoignage de ma conscience ! et pour cela , il me faut repousser votre trop généreux , votre inexplicable sacrifice 1
BOIZARD. iMais le nom que vous portez!...
monsieur de Bois d’Elnuy... noblesse...
oblige. ..
ARMAND. Oui, noblesse oblige... mais elle m’oblige à affronter toutes les conséquences d’une faute que j’ai commise , que peut-être j’ai dû commettre : elle m’obUge à ne pas m’abriter derrière mon rang ponr céder Ii un autre la fatale épreuve qui m’appartient.
Oui, vous l’avez bien dit : noblesse oblige... et quelle que soit la dette qu’il me faille acquitter , que ce soit honte ou danger qui me menace, n’espérez pas me faire de mes parchemins de gentilhomme un brevet de lâcheté ! .
nolZARD. Mais quel intérêt vous supposerait-on à cet acte insensé, vous, le brillant dac de Bois d’Elmay 7