NINETTE
ËVELINE. Bonjour, madame Boizard.. et vous aussi, ma belle enfant... Ah! monsieur Boizard...
ROIZARD. .Aladame...
ËVELINE. Revenu de voire tournée... j'en suis bien aise!
ROIZARD. Vous me donneriez de la vanité, madame.
ËVELINE. Je vous changerais donc bien , vous qui semblez être le seul à ignorer votre mérite... D'ailleurs, votre retour peut être aujourd'hui si utile !
BOIZARD. Four qui, madame?
ËVELINE. Pour ma tante... Comment la trouvez-vous, depuis sa maladie?
BOIZARD. Bien faible encore , je l'avoue , bien rhangée.
ËVELINE. Et voilà ce que quelques amies intimes ont eu la malignité de lui faire en- I tendre... Pour donner un démenti à des bruilsqui la blessent, elle annonce une grande fêle... dans son état, qui exigerait tant de calme ; ce iH'.soin de plaire qui foi Tâme de tonte sa vie, relie agitation, ces fatigues, m’alarment pour elle, et je n’ose le lui dire, moi , dont la nai.ssancc lui |Mirte ombrage... Il faudrait que ce fùl par vous qu’im avis ■ néres.saire à sa santé , à ses jours iraiit être.. .
Magasin thf.atrai.
BOlZARU. Eli I madame , hier, A mon arrivée, j'ai bravé (ante sa colère pour la détourner d’nne telle imprudence Vaine
tentative 1. .. Créole, et dès l'enfance entourée d'esclaves , habituée ii voir ses fantaisies érigées en loi , Jamais son orgueil, dOt-il tout sacrifier , tout briser , jamais rien n'a pu la faire renoncer à une ràolutiun.
éVËLiNE. Alors , il ne me reste plus qu’i lui oliéir. Madame Boiurd, cette parure...
a-t-on réformé les légers défauls que j'ai indiqués l'autre jour ?
M"* BOIZARD. Madame jugera par ellemême...
NINETTE. On a couru à l'atelier... mais je crains que ce ne soit nn peu long... et faire attendre madame ici...
ÉVEtjNE. Non (>as, ma belle enfant... telle?., l'autre jour vous admiriez ma voiture. . . vous disiez qu'on devait être bien heureuse de se promener ainsi.
MINETTE. Oh ! c'est vrai !
ÉVELINE. Eh bien , puisque le bonheur en est encore Ül pour vous, je vous emmène...
MINETTE. Moi, madame...
M”’ ROlZARD. Ma fille avec vous !
ROIZARD. Cette bonté |iour ma nièce. . .
MINETTE. Je cours m'habiller... AhI... et mou pauvre oncle qui meurt de faim... son déjeuner...
BUIZARD. Plus tard laisser madame
seule...
ÉVELINE. fiomment donc!... quand vous mourez de faim !
BOIZARD. Mais, madame.. .
ÉVEUMK. Mais je l'exige... allez...
Am : datu Iti Pelilet .1/iWrrs.
A i«t ordre fuprèrae.
Bradez-vous sens délais ;
('.••rnme ma tanicmémp,
J»> lieu9 à mes arrêts, vous quitter, si nous causions encore.
Je ne pourrais me (décider.
JUüETTt
\ r-piei rite
C«EI.IKr;
Faite vous implun-.
unzAHn.
Miifiame, tout doit vous ré>ier.
ENSEHBU:
NiîiErri.
Sa bonté qui m'appelle, t^mble tout mon désir; tar le plaisir près d'etle Est deui fois du plaisir.
eTKI.IMI
Eui<vqu’eUe nous révèle S<in innocent désir ,
Que le bonheur pour elle ''laisse de rc plaisir.
Boi/tnn. u*"’ noi/.tr.ii.
ViirUa vous révèle
! Son tDili«cret désir.
I Mais loin de vous, comme elle.
i Madame, dois«je fuir?
Botsard. fioiaord ei A'inetle $orUnt.