ARMAND, COURSOL, ROSTOLIN, ÉVELINE
COURSOL. Vousfaireannoncer chez nous.. .
à la campagne. . . ah ! c'est mal , cher duc ; ce doit être entre nous sur le pied de l'égalité la plus complète.
ARMAND. Je suis lieureux , monsieur, de n'avoir pas à vous faire attendre plus longtemps le résultat des démarches que vous m'avez confiées.
COURSOL. Bas! vraiment... est-ce que déjà?...
ARMAND. Depuis deux jours, j'ai moimême , dans Us bureaux de la marine , consulté tous les registres de la Martinique. Vous êtes seul et unique héritier. Voici les papiers, les actes, qui le prouvent cl dont je me suis fait délivrer l'expédition authentique.
COURSOL. Ah ! mon cher duc , comment vous remercier?.. . {Bas, d Kvelinc.) Allons
donc, chère, un peu d'empressement
{Haut.) Ah ça, vous nous restez, nous vous gardons au château?
ARMAND, regardant JUveline. Peut-être serais -je impardonnable...
COURSOL. En refusant... Et vous vous fe-
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riez une querelle avec ma femme , qui me presse de vous retenir.
ARMAND. Dès que c'est pour ce motif...
peut-être même ai-je l'espoir d'être utile... car ces actes ont dû être expédiés eu double au juge de paix de Versailles... et comme il ne reste plus d'autres formalités , il viendra demain remplir son ministère.
ÉVELINE , à part. Demain ! je tremble !
CODRSOL. Demain!... {Bas, à lloslolin.) raison de plus pour qu'aujourd'hui...
KOSTOLIN, has. Si tu peux...
couRSOL, bas. Oh! il le faudra, coûte que coûte... (Haut.) Ah ça , avant de m'éloigner , je vais donner des ordres pour qu'on vous prépare un logement. . . Vous me pardonnez... je vous laisse avec ma femme... comme entre amis.
Il sort avec Rossolin.
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