SCENE XVIII
La musique de l'ensemblo qui termine la scène précédente se continue en sourdine jusqu'à la fin de 1 acte.
BOIZARD , poussant le verrou de la porte du fond
Qu'a donc ce Blandet?... son air inquiet... un niisérablo capable de tout heureusement j'ai pris mes précautions... h commencer par celle-ci... {Il va retirer de la poche de son habit des pistolets. ) Là , sur cette cheminée... [Apprcchantun fauteuil.) Et moi h côté, dans cette causeuse... [Il s'assied.) Enfin donc !... je commence à entrevoir des jours de repos, sinon de bonlieur... Ah! il était temps!... je sentais ma force s'épuiser. On vieillit vile à cette nécessité de contraindre, de cacher tousses scntimens, toutes ses affections, de les refouler en soi : c'est le suicide de l'âme... M""" de Coursol... mon Dieu!... pardonnez lui le mal qu'elle nous fit... Ce joug qu'elle m'imposa depuis le moment où elle eut notre secret... un secret terrible.. . Enfin, j'ai payé son silence par trente années d'esclavage... puissé-je avoir expié par là une faute... dont même a présent le souvenir m'est encore trop cher. .. Ah! écartons, écartons ces images... n'ayons plus qu'une pensée... Je suis libre! libre!...
je vivrai avec des amis, des enfants... ils me tiendront heu de... de...
Il s'endort.
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