SCÈNE XIX
BOIZARD endormi, ARMAND.
Armand est arrivé par I.i fenêtre, il entr'ouvre les rideaux sans bruit.
ARMAND. Il dort... allons... puisque c'est le seul moyen de prévenir d'autres tentatives d'un misérable... (// va à la porte. A la vue des scelles, il recule en tremblant.) O Éveline!... {Il arrache les scellés, met la clef dans la scrriire, l'ouvre, disparaît et rcpa~ rait M« instant après avec l'écrin .) Fermé !.. fermé à clef!... et briser ici la serrure... il m'entendrait!...
BOIZARD, parlant en rêve. Oui... toujours sans qu'il le sache, veiller sur lui!... sur lui!...
ARMAND. Il se réveille!... ah! pas d'autre parti à prendre.
Il s'élance à la fenêtre.
BOIZARD, se réveillant. Du bruit !... quelqu'un!... [Il se lève, prend un instolel et regarde.) La porte ouverte... Ah! malheur au coupable!... {Il court à la fenêtre, ajuste, aperçoit Armand qui n'a pas encore disparu du balcon, puis recule avec tin cri terrible.) Mou fils!... j'allais tuer mon fils !...
Il tombe évanoui. — Le rideau baisse.
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