ETUDE CLINIQUE
L'existence de ces masses rénales unilatérales d’où s’'échappent deux uretères totalement indépendants l’un de l’autre est connue depuis le milieu du siècle dernier, ainsi qu’en fait foi une autopsie pratiquée par GopbARD en 1855, qui décrit un rein gauche d’apparence unique, présentant un uretère supérieur qui se rend à la moitié gauche de la vessie et un uretère inférieur qui croise les vaisseaux iliaques primitifs droits et se rend à la moitié droite de la vessie.
Mais l’étude clinique réelle n’en remonte qu’à une trentaine d’années et il semble que ce soit ALBARRAN * qui, en 1908. posa le premier le diagnostic de symphyse rénale unilatérale avant d'intervenir chirurgicalement.
Les manifestations cliniques auxquelles donne lieu le rein ectopique croisé sont très variables. À côté de cas où une ectopie rénale croisée demeure insoupçonnée, cas fréquents, ainsi que le prouvent des découvertes fortuites au cours d’autopsies, il existe des cas où cette ectopie entraîne des manifestations pathologiques.
Soit que le rein ectopique demeuré sain devienne pathologique en ce sens que sa seule présence en-
traîne des troubles,
Dee
soit qu'il devienne le siège de locations pathologiques secondaires et emprunte ainsi la symptoma-
tologie de ces diverses manifestations pathologiques.