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DIAGNOSTIC DU REIN ECTOPIQUE CROISÉ SAIN

Au point de vue clinique nous allons passer en revue les divers problèmes que peuvent poser les symp-

CMS

tômes qui traduisent la présence d’un rein ectopique

croisé Sain.

A) Examinons d’abord le cas où seuls existent les phénomènes douloureux.

C’est précisément le cas le plus difficile. En effet les douleurs n’ont pas de caractère bien fixe et seules leurs irradiations descendantes et le soulagement qu’apporte le décubitus ventral permettent parfois d'envisager l’hypothèse d’une origine rénale. Le diagnostic est particulièrement délicat lorsqu'il s’agit de douleurs siégeant dans [la fosse iliaque droite. En effet bien souvent on pensera à une appendicite chronique ou, à la rigueur, à une cholécystite avant d’envisager l’hypothèse d’une douleur d’origine rénale. Et les cas sont fréquents, où ces malades ont subi inutilement une appendicectomie ou une cholécystostomie avant que l’attention n’ait été attirée sur leur appareil urinaire. Cette erréur est d’ailleurs d'autant plus facile, qu’il ne coexiste habituellement aucun

signe urinaire ni radiographique.

B) Lorsqu'il existe une tumeur accompagnée de phénomènes douloureux ilio-lombaires, les caractères de la tumeur et particulièrement sa consistance résistante, sa surface bosselée, ses limites nettes, surtout au niveau de son bord externe, font envisager plus volontiers l'hypothèse d’un rein ectopique, d’autant plus que la perception du contact lombaire est souvent très nette,

Mais on connaît l’infidélité de ces symptômes et la

nécessité d'envisager avant de certifier qu’il s’agit d’un rein, des hypothèses diverses.

Ainsi éliminera-t-on : à droite, les tumeurs et kystes du foie dont le siège est plus haut et franchement antérieur, et dont la percussion révèle une matité franche; les grosses vésicules de quelque origine qu’elles soient, plus difficiles à éliminer en raison de l'importance du volume qu’elles peuvent acquérir. Mais les radiographies après préparation iodée permettent d'en préciser le contour, et de le comparer à celui de la tumeur perçue,

À gauche, les tumeurs spléniques présentent habituellement un bord antérieur crénelé et tranchant.

Enfin les kystes et tumeurs du pancréas ne présentent jamais de contact lombaire et s’accompagnent de troubles importants de la digestion des graisses. Lorsqu'il s’agit d’une masse siégeant dans le petit bassin, un toucher vaginal éliminera chez la femme toute tumeur ou kyste du ligament large ou de lutérus.

Une fois éliminées toutes les tumeurs abdominales, et l’origine rénale de la tumeur perçue envisagée. l'hypothèse la plus souvent formulée est qu'il s’agit d’un rein ectopique et mobile. Mais lexamen plus attentif de la tumeur qui s'étend depuis les fausses côtes jusqu’à la fosse iliaque engage plutôt vers lPhypothèse d’un gros rein. La cause de ce gros rein est alors recherchée : un néoplasme, une hydronéphrose

sont envisagés, bien que la masse néoplasique soit

plus irrégulière et plus dure, et que la tension du bas-

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