‹ L'Éctopie Rénale CroiséeChapitre 16 sur 29 · PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

PATHOLOGIQUE

Ce ne sont pas les faits pathologiques en euxmêmes que nous allons étudier ici. Ils ressortent en effet de la pathologie rénale habituelle, et, que ce soient hydronéphrose, calculs ou tuberculose, les signes qui les traduisent sont en tout point semblables à ceux observés habituellement.

Mais, par contre, certains paradoxes peuvent attirer l’attention au cours de l'examen, et c’est sur eux que nous allons insister.

Trois cas sont à distinguer lorsqu'il existe un rein ectopique croisé :

1° C’est le rein ectopique qui est malade.

2° C’est le rein en position normale qui est seul atteint.

3° Enfin, et c’est exceptionnel, les deux reins sont atteints.

1° C’est le rein ectopique qui est atteint.

Cest le cas de beaucoup le plus fréquent, mais aussi le plus intéressant. Les troubles constatés amènent des constatations cliniques variables suivant l'affection en cause : tumeur, douleurs, résistance à la palpation siégeant nettement d’un côté, soit dans la fosse lombaire, soit dans l’hypocondre, soit encore dans la fosse iliaque; et les examens pratiqués ensuite semblent infirmer la localisation de l'affection.

Aüinsi, la cystoscopie permet-elle par exemple de constater que c’est la moitié gauche de la vessie qui est la plus atteinte, alors que le malade se plaignait de vives douleurs dans le flanc droit.

D’autres fois, alors que l’on a constaté une tumeur rénale d’un côté, une cystoscopie permettra de constater que l’hématurie observée provient de lorifice uretéral opposé.

Ou bien encore une séparation des urines permet de constater que c’est l’urine provenant de la sonde introduite dans l’orifice uretéral du côté opposé à celui où les phénomènes pathologiques ont été précédemment observés, qui montre une grosse déficience du fonctionnement rénal.

Parfois, ces anomalies dans les examens urinaires ont permis de poser le diagnostic de symphyse rénale unilatérale, Mais en fait c’est au cours de l’uretéro-pyélographie rétrograde que va s'imposer à l'esprit ce diagnostic avant même que l’examen des images radiographiques obtenues ait permis de Paffirmer. En effet, dès que le liquide opaque arrive

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sous une certaine tension au niveau du bassinet, alors que l’on s'attendait à voir accuser par le malade une douleur correspondant au côté où l’on pratique linjection de liquide, c’est au niveau du bassinet opposé

que la douleur est accusée. et souvent assez vivement. 2° Le rein fixe est seul malade.

Ce cas est possible en raison. d’une part des compressions et des déviations que le rein ectopié fait subir à l’uretère du rein fixe, et d’autre part de la possibilité d’une localisation fortuite d’une tuberculose ou d’un cancer sur ce rein.

Il est alors très difficile par la clinique, les examens cystoscopiques, la division des urines et leur examen chimique et cyto-bactériologique de déceler la dystopie rénale. On ne relève en effet aucun fait paradoxal. Et ce n’est que lors de luretéro-pyélographie rétrograde que l’on découvrira lanomalie; et ceci souligne, s’il en était besoin, l’absolue nécessité de connaître exactement l’état du rein opposé (et comment y parvenir sans image radiographique du bassinet et de l’uretère) lorsqu'on veut, pour une raison ou pour une autre, intervenir chirurgicalement sur

: , un rein.

o° Les deux reins sont malades.

Les cas observés sont assez rares et ne présentent qu'un intérêt secondaire. En effet, les examens pratiqués montrent une déficience fonctionnelle des deux reins et l’uretéro-pyélographie rétrograde permet de découvrir en fin de compte lanomalie, dont l'étude

n'apporte aucun fait nouveau.

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