SERRE
‘Les capsules surrénales sont normalement situces.
Etude pathologique.
Trois causes président à l’éclosion de manifestations pathologiques :
En premier lieu l’atrophie du rein ectopique.
En second lieu Firrigation vasculaire défectueuse de ce rein. :
En troisième lieu, et principalement, le défaut de drainage des urihes au niveau des calices, du bassinet et. de l’uretère.
Ces trois dispositions anatomiques expliquent la fréquence de ces manifestations. Et c’est ainsi que Pon observera au niveau du rein ectopique : de la néphrite chronique, de la pyélonéphrite, des hydronéphroses, des lithiases et des pyonéphroses.
Enfin, on peut exceptionnellement voir se développer sur un des reins en symphyse, mais surtout sur le rein ectopique, une tuberculose ou un cancer du rein.
Etude clinique.
1° Le rein eclopique croisé simple peut ne donner lieu à aucun moment à des troubles perceptibles. Mais il peut, sans devenir pathologique, occasionner des phénomènes douloureux : douleurs sourdes assez intenses siégeant soit dans la fosse lombaire, soit dans
la fosse iliaque, avec irradiations descendantes, et
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présentant des variations lors de certaines positions du malade.
I existe parfois des troubles digestifs et nerveux. Au point de vue de l'examen physique on perçoit habituellement une tumeur dont la forme et les caractères varient suivant le type anatomique de la variété en présence de laquelle on se trouve.
2° Le rein ectopique pathologique emprunte sa
symptomatologie à l'affection dont il est le siège.
Diagnostic.
1° Diagnostic du rein ectopique croisé sain.
Ii est particulièrement difficile car la rareté de l’affection en exclut habituellement l'hypothèse. Mais en présence de douleurs lombo-iliaques à irradiations descendantes, surtout lorsqu'on perçoit une tumeur de limites variables suivant les cas, mais qui semble avoir des connexions avec le rein fixe, un examen urinaire s'impose.
La radiographie sans préparation et la cystoscopie ne permettent aucune conclusion.
Le diagnostic sera fait par la radiographie après opacification des cavités uretéro-rénales, soit par urographie descendante, soit mieux par uretéro-pyélographie rétrograde.
L’uretéro-pyélographie rétrograde dessine non seulement les reins, mais la totalité du trajet uretéral; la dystopie rénale devient évidente. En effet, alors
que d’un côté luretère et le bassinet sont à peu près
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normalement situés, de l’autre côté l’uretère prend un trajet oblique vers le côté opposé, croise la colonne vertébrale, et se rend à un bassinet qui apparaît situé entièrement du même côté de la colonne vertébrale
que le rein fixe.
2 Diagnostic du rein ectopique croisé pathologique.
a) Le rein en ectopie croisée est seul malade.
C’est de beaucoup le cas le plus fréquent. II n'y a aucun signe clinique pathognomonique permettant d’être mis sur la voie du diagnostic. Seul, parfois un ensemble de faits paradoxaux, tels que : signes cliniques externes d’un côté, opposés à des constatations cystoscopiques portant sur la moitié opposée de la vessie, autorise à suspecter l'existence d’une symphyse rénale unilatérale. Un signe cependant peut acquérir une grande valeur, c’est la douleur provoquée par l'injection de liquide dans le bassinet : la douleur apparaît en effet du côté opposé à celui où on lattendait c’est du moins ce qu'on dit classiquement.
Mais dans tous les cas c’est à une uretéro-pyélographie rétrograde qu’on demandera un diagnostic de certitude.
b) Le rein non croisé est seul malade.
Les signes cliniques et cystoscopiques sont absolument concordants pour affirmer que le rein fixe est malade et que le rein en ectopie est sain. Aucun indice ne permet de supposer que le rein sain est en
réalité un rein ectopique croisé. Et le fonctionnement
rénal étant satisfaisant on pose les indications opératoires comme si aucune anomalie n'existait. Séule une uretéro=pyélographie rétrograde permettra de constater la dystopie du rein sain et d’en tirer les conclusions en vue de lintervention projetée. Ceci souligne, s’il en était besoin, la nécessité de posséder une image radiographique précise de l'appareil excréteur opposé, lorsqu'on décide une intervention chi-
rurgicale quelconque sur un rein.
Traitement.
1° Rein ectopique croisé simple.
Le traitement curatif idéal de la‘symphyse rénale unilatérale qui occasionne des douleurs difficilement supportables est la séparation des deux reins, suivie d’une néphropexie du rein ectopique.
Mais lorsque la division apparaît par trop délicate, et que toute la masse rénale unique est entièrement en ectopie, une néphropéxie de la masse qu’on laisse soudée en un seul bloc, amène parfois un soulagement
très appréciable.
2° Rein ectopique croisé pathologique.
Lorsque les indications opératoires commandent l’ablation d’un des deux reins, il faut procéder à une héminéphrectomie, seule intervention susceptible de sauver le malade lorsqu'il s’agit d’une tuberculose,
d’un cancer ou d’une pyonéphrose.
Na
Toutes les interventions conservatrices gardent
leurs indications.
Vu : Le Président de Thèse, Vu: Le Doyen,
CHEVASSU, M. TIFFENEAU.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l'Académie de Paris,
G. Roussy.