‹ L'écuelle et la besace; scenes historiques du 16eme siecleChapitre 103 sur 184 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

De commettre d'abord tous ces péchés charmaiis ,

Sauf à prendre plus tard quelques arrangemens.

Saint Jacques ! nous voici comme en terre promise,

Et toute liJ3erté doit nous être permise-

Ces Flamandes, vraiment, ont mille attraits pour moi.

J'aime leurs cheveux blonds et leurs yeux bleus. - Ma foi ,

J'oublie, en les voyant, nos brunes Andalouses.

Et puis, ces bons Flamands, dans leurs haines jalouses.

Me plaisent fort aussi : nous prenons à ces Gueux

Leurs femmes, à leur barbe, et nous nous moquons d'eux !

ROMERO

Mon cher, je doute un peu de vos bonnes fortunes. Je connais les Flamands, et les vieilles rancunes Que leur ame, pour nous, couve éternellement. Je ne crois pas qu'on touche à leur bien, aisément. ^'ous ne remarquez pas, depuis qu^ici nous sommes, Les regards courroucés dont nous suivent ces hommes? Sur leur honneur, messieurs, ils veillent avec soin : Pour qui veut le ravir, leur glaive n'est pas loin.

DE LÈVE

Allons donc, mon très-cher! Ils sont, par j\otre-Dame, Tout aussi pauvrement pourvus de fer qued'ame! Ou, s'ils ont une épée, ils la cachent si bien Dessous leurs longs manteaux, qu'on n'en découvre rien. Une épée à ces Gueux! Qu'en feraient-ils, de grâce? Ces marchands ! ils iraient la vendre sur la place !

Du reste , ils n'ont pas tort : — ce serait vraiment beau De les voir, devant nous, la tirer du fourreau !

ROMERO

Cela peut arriver.

Entre Albornos.

SERBELLON.

Messieurs, le secrétaire De monseigneur le duc.

SCÈKE II. lô'J

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