‹ L'écuelle et la besace; scenes historiques du 16eme siecleChapitre 113 sur 184 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

Par la peur d'un danger que lui-même imagine! Cependant si la crainte à ce point vous domine, 11 en est temps encor : laissez-moi seul ici.

HORN

Est-ce bien vous, d'Egmont, qui me jugez ainsi ?

Quand d'Orange voulut lier à sa fortune

La nôtre, — et cependant l'heure é.tait opportune, —

Ai-je écouté mon cœur moins que mes intérêts ?

Ce n'est point aujourd'hui que le péril est près,

Que j'irai renier la parole donnée.

Puis, vous me l'avez dit : la même destinée

Nous attend tous les deux : laissons-la donc venir.

Entrent d'Acrschot, Mansfeld, Aremberg et Berlaimont.

— D'ailleurs, il est trop tard maintenant pour partir.

ITH) LE CONSEIL.

LESMÈMEs:MAiSSFt:LDT,BERLAIMO>T,AREMBERG, AEUSCHOT. — Plis VITELLY, SERBELLON,UO- MERO, IBARRAjS. DE LÈVE.

AERSCHOT , aux comtes d'Egmont et de Horn.

Quel beau zèle, messieurs, aujourd'hui vous excite? Les premiers au conseil! — Je vous en félicite.

EGMONT

Mais nous vous précédons de bien peu....

HORN , à d'Egmont , en lui montrant le chapeau du duc d'Aerschol , orné d'une médaille.

Laissez donc ; IVe remarquez-vous pas que le duc, cher d'Egmont, Reporte sa médaille au chapeau. — Aolre Dame De Hall , est tiès-célèbre, et vaut bien , sur mon ame , Que l'on tarde un moment, pour la faiie biiller En efligie,au front d'un grave conseiller!

AERSCIIOT.

C'est un signe, monsieur, que tout bon catholique Fait gloire de porter; et je crois qu'il s'applique Ln peu plus dignement au service du roi , Que la vile besace, et je ne sais plus quoi !

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