‹ L'écuelle et la besace; scenes historiques du 16eme siecleChapitre 142 sur 184 · S^SITH ZIZ · texte numérisé non relu

S^SITH ZIZ

SOLDATS ALLEMANS ET ESPAG^OLS. — APiEMBERG, GUAREZ, BRACAMONT, OSORIO, MANRIQUE.

BRACAMONT , à d'Aremberg.

En vérité, seigneur, nous sommes trop prudens.

Nos canons sont chargés; nos soldats sont ardens ;

Le vent de la victoire agite nos bannières ;

Les Gueux épouvantés de leurs pertes dernières ,

A peine ont réuni leurs bataillons brisés;

Et nous allons , vainqueurs, rester les bras croisés ?

AREIMBERG.

Comte, vous vous trompez à l'égard des rebelles. Je connais leurs desseins par des avis fidèles. Ils n'ont fui devant nous que pour nous attirer Sur ce terrain. Comment voulez-vous manœuvrer A travers ces fossés , ces eaux , ces fondrières ? Tuis, faut-il , au mépris des pratiques guerrières, Attaquer sans urgence un ennemi plus fort ? Meghem doit aujourd'hui nous conduire un renfort. Trois cents chevaux font seuls notre cavalerie.

BRACAMO>'T.

En revanche , les Gueux n'ont pas d'artillerie.

AREMBERG

Cela n'est pas certain. On la masque aisément. — Leurs cavaliers sont tous d'Allemagne.

BRACAMONT.

Vraiment ?

Nous sommes espagnols.

AREMBERG

Leur assiette est très-bonne.

BRACAMONT.

Notre glaive est meilleur.

AREMBERG

Le duc d'Albe m'ordonne D'être fort circonspect.

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