‹ L'écuelle et la besace; scenes historiques du 16eme siecleChapitre 143 sur 184 · MANRIQUE · texte numérisé non relu

MANRIQUE

Quelle acclamation !

Par les saints! nos soldats savent se faire entendie. Croyez-moi, seigneur comte : il ne faut plus attendre.

AREMBERG

Eh bien, soit, messeigneurs, puisque vous le voulez! Ainsi, — des officiers d'un sot orgueil gonflés ; Des soldats qui des chefs méprisent la parole ; A oilà donc ce que c'est qu'une armée espagnole !

BRACAMONT.

l^arbleu, comte Aremberg....

AREMBERG

Silence , maintenant !

Vous oubliez , je crois , que je suis lieutenant De monseigneur le duc ! et qu'ici tous vous n'êtes De mes ordres enfin rien que les interprètes! Ecoulez donc , messieurs , et puis ni'obéissez ! Don Manrique , rangez ces soldats mal dressés. Comte de Bracamont, faites marcher vos pièces , Et dirigez leur feu sur les ligj)cs épaisses Qui l)ordent ce coteau : prenez-les par le flanc, Et que cliaque boulet tra(;e un sillon sanglant. Don Alvarez , avec le terze de Sardaigne, Vous garderez le Ciunp. Envoyez une enseigne

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