SOLDATS DE L. DE NASSAU
Vivent les Gueux ! — A mort les Espagnols ! — Victoire !
De Berghes arrive à pied par la gauche ; il marche lentement ; la bride de son cheval est passée autour de son bras.
DE BERGHES
Ah ! triomphes, combats, prestiges de la gloire, Rien n'efface en mon cœur les traces du passé. Toujours ce souvenir ironique et glacé Comme un spectre moqueur traverse ma pensée. — Allons!
Il regarde autour de lui.
Oui, cette terre est bien ensemencée De cadavres. — Cliacun de ces corps germera. Mon Dieu, quelle moisson un jour en sortira?
Aiiièrniiont.
Hé! que m'importe à moi? Que me vaut ce carnage?