‹ L'écuelle et la besace; scenes historiques du 16eme siecleChapitre 147 sur 184 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Ne perdez pas de vue Areraberg... Vos services Seront récompensés... Aux plus légers indices De trahison , veuillez écrire incontinent....

Les deux compagnons d'Albnrnos se sont approches lenlenient de Guarez pendant qu'il lit. Albornos feur fait un signe , e;t aussilôl ils liient leurs poignards et eu frappent Guarez qui tombe sans prononcer une parole.

ALBORNOS.

De la part du duc d'Albe !

Il ramasse le papier et remonte précipitamment à cheval ainsi que les deux autres.

Au large, maintenant.

Ils disparaissent tous trois.

— Le combat a continué avec acharnement entre les troupes de L. de Nassau et celle du comte d'Arcmberg. Les Gueux viennent de démasquer plusieurs pièces d'artillerie dont la décharge jette le désordre dans les rangs des Espagnols. La mort du comte d'Aremberg tué par Adolphe de Nassau (frère du comte Louis) , au moment même où il frappe son adversaire d'un coup mortel , prépare leur défaite. Aussitôt on voit sortir du bois situé à droite, un corps de deux raille cavaliers qui se dirigent de toute la vitesse de leurs chevaux vers le champ de bataille. Ils traversent les ponts qu'un détachement des leurs détruit après leur passage , et tombent sur les troupes du comte d'Aremberg , qui lâchent pied de tous côtés. La déroute est oomplète. Les fuyards arrivent sur les bords de la rivière ; ceux qui ne peuvent la passer à la nage, sont tués par les cavaliers Gueux; les autres sont attendus dans la plaine par des milliers de paysans frisons qu'on a vu surgir de tous les points , au moment de la défaite. Ils sont armés d'énormes bâtons avec lesquels ils assomment les fugitifs.

Tout ce qui est espagnol dans l'armée du comte d'Aremberg est tué ; les Allemans sont épargnés et se rendent.

Cependant les vainqueurs traversent les marais par un giié situé vers la gauche. Ils s'emparent des six pièces d'artillerie du comte de Bracamont , et se jettent sur le camp espagnol.

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