‹ L'écuelle et la besace; scenes historiques du 16eme siecleChapitre 21 sur 184 · L. DE NASSAU · texte numérisé non relu

L. DE NASSAU

Toison-d'Or a raison. Le moment est venu. De l'empire longtemps par son bras soutenu , Charles-Quint enqiorta dans sa robe de moine La puissante unité. De ce grand patrimoine, L'Espagne, part tombée au roi PbiHppe deux, Craque de toutes parts sous le sceptre hideux Qui, dans la main du fils, a remplacé naguère

Le globe impérial que tint celle du père.

L'iispagne sent toujours dans son sein remuer

Ce vieux peuple africain qu'elle n'a pu tuer,

Volcan dont bien du sang, tribut liéréditaire ,

Sans l'éteindre jamais, inonda le cratère,

Et dont la lave encore en ébullition ,

Peut couvrir cette terre, un jour d'éruption !

Au debors, c'est le Turc, de galères puissantes

PeuplcUit, sans se lasser, ses flottes renaissantes;

Au debors^ c'est Calvin , au debors , c'est Lutber,

Apôtres dont les voix savent mieux que le fer,

Ariivant jusqu'au cœur par des routes })lus sûres,

Au colosse porter de moitelles blessures ;

C'est la France qui voit bâtir l'Escurial ,

Du jour de Saint-Quentin , bautain mémorial;

C'est l'Anglais dont le sein couve une vieille baine ,

]it qui se rit encor du mari de la reine !

Quel moment pourrait mieux seconder nos efforts ?

Les princes allemands nous ouvrent leurs trésors;

Le peuple est las d'un roi qui tue et martyrise;

La reine Elisabetb sous main nous favorise;

Le prince de Condé, l'amiral Cobgny

De cinq mille cbevaux, nous promettent l'appui:

Sacbons montrer enfin à ce tyran funeste,

S'jI méprise le droit, — que la force nous reste!

MARMX.

En des temps comme ceux où nous vivons, messieurs, Si féconds en malbeurs cpi'il semble que les cieux

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