‹ L'écuelle et la besace; scenes historiques du 16eme siecleChapitre 37 sur 184 · IV. — PAGE · texte numérisé non relu

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Après tout, elle aura d'Aremberjij, Rerlaimont , Noircarmes et d'Aerschol , qui la consoleront.

Ces quatre seigneurs se montrèrent attachés à la cour d'Espagne, quoique par des motifs différens. Jean de Ligne, baron de Barbançon, et par sa femme, comte d'Aremberg, les puisait dans sa conscience et ses opinions. — Le duc d'Aerschot y joignait peut-être des considérations d'une autre nature. « H ))étail petit neveu et héritier du seigneur de (]hièvres, dit Van der i)Vynckt, et il ne voulait pas se brouiller avec les ministres, n — Le baron de Noircarmes changea de parti, sans autre motif vraiseiublable que celui de son intérêt personnel. Il s'était d'abord joint aux ennemis de Granvelle , comme le témoigne un engagement écrit, pris de sa part et de celle de plusieurs opposa ns, envers le comte d'Egmont lorsque celui-ci partit pour l'Espagne. Dans cet acte , estant les signatures escriptes avecque du sang, ils promettaient sur leur honneur et leur foi de gentilshommes , de prendre vengeance sur le cardinal , des malheurs qui pourraient survenir au comte d'Egmont pendant son voyage. Dans une note écrite, et joinlepostérieurement à cet acte, on trouve le passage suivant: ic Nota , que le 10 de mai m'ast esté raconté de]\I. de llos- )> traten comment qu'il avait repris l'obligation cy-dessus, de la )) coiilesse d'Egmont , et présenté au conte de Mansfcldt de la » déchirer ou brusler en sa présence , mais que le dict conte do >• Mansfcldt n'estoit pas de cet advis , ains ([u'il avait prié de » vouloir guarder la dicte ohligafion , et ce en respect de M. de )• Norcarmes , lequel il cognoissait homme si faulx el double....» jdrchives ou Correspondance inédite , etc. , ^ ï , j). 221.

Quant au comte de Berlaimont , voici ce qu'en dit l'Histoire des troubles des Pays-Bas : i< .... Quand il eut reconnu que l'évoque )> d'Ârras entrait en faveur, il oublia sa grandeur personnelle » pour s'attacher à lui. Le comte de Berlaimont était chevalier Il de la Toison-d'Or et chef du département des finances: il n'ou- II blia rien pour se maintenir dans ce dernier emploi.... Ses en- )» nemis ne l'épargnèrent point dans les libelles et les satyres qui Il couraient ; ils lui reprochèrent d'être l'esclave de rinlérêt....!i Fan der Fyncki , t. 2, p. G3.

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