‹ L'écuelle et la besace; scenes historiques du 16eme siecleChapitre 38 sur 184 · V. — PAGE · texte numérisé non relu

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C'est ce que Bréderode adore en tout ceci.

Le comte Henri de Bréderode , « homme de haute et allègre stature , un petit rousselet , avec les cheveux orespus , hardi comme l'espée , soudain et cholère, résolu en ce qu'il désignoit , libéral néantnioins et courtois. » A ce portrait que nous en a laissé le chroniqueur Le Petit, il faut ajouter que les inclinations du comte le portaient à des excès qui altérèrent sa santé, et auxquels on a attribué sa fin précoce. M"" Groen van Prinsterer le juge sévèrement, « Puis le comte de Bréderode, dit-il, dont le style ne trahit que trop le manque de principes et de mœurs, et dans lequel ce qu'il y a de plus louable , tient à une ardeur irréfléchie et fougueuse.... » Au reste voici deux extraits des lettres de Bréderode comprises dans la collection de M'' Van Prinsterer, et sur lesquelles ce jugement est fondé.

En 1564 Bréderode écrit au comte L. de Nassau : « .Tem'an voye 1» boyre ung bon trect ce dyner a tous deux.... Si tu savoys la n compangnye de dames quy sont icy , tu an seroys tout esbais ; Il jusque au grenyes et au caves de la meson. n

Un peu plus tard il écrit au même : «i Je suys este fort mary )» d'antandredevostremalladye ; jespereroysquele bon vyn vous » seroyt plus duysable que l'eau de la fontayne , au moyns je » croys que sy j'eusse lessé le vyn a ceste myenne dernyere mal-

)) ladye.... que j'y eusse lessé les houseans, vous assonrant que de

» ma vye ne fat sy prest regardé seullement de ne boyre

» trop d'eau. »

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